Théodore Thiébaud est le fondateur de The Maze une association  qui se donne pour mission d’aider les chômeurs diplômés à retrouver du travail grâce à l’accompagnement mais aussi au moyen du coworking. Il y a quelques mois Mutinerie lançait avec The Maze un partenariat visant à faire bénéficier à des chômeurs super actifs d’un abonnement à Mutinerie pour faciliter le retour à l’emploi. On lui donne la parole !

Logo - The Maze

Dans un monde du travail en perpétuelle évolution, des métiers disparaissent, de nouveaux se créent, la contractualisation change et les usages se modifient. Les travailleurs sont tous amenés à connaitre des alternances entre périodes d’activité et périodes de chômage.

Puisque le chômage est devenu un passage presque obligé, autant le rendre le plus fécond possible et se donner vraiment les moyens d’un retour réussi à l’activité.

Car aujourd’hui, les entrepreneurs et les freelances ne sont plus les seuls à fréquenter des espaces de coworking, des retraités, pour mener à bien des missions bénévoles, des étudiants y préparent leurs examens. Des chômeurs fréquentent eux aussi ces espaces, à la recherche de dynamique de productive, de rencontres, de nouvelles idées.

L’obstacle majeur est dans ce cas le prix, élevé, souvent trop, pour un public pas au mieux financièrement et dans une expectative inconfortable. C’est un des constats qui nous a poussé à monter The Maze, une association qui a pour but d’accélérer le retour à l’emploi grâce à une intégration dans des espaces de coworking dynamiques et un coaching RH de qualité.

Sortir du labyrinthe grâce à la dynamique du coworking

The Maze s’adresse à un public au chômage, mais surtout en recherche super-active. Nous avons dans un premier temps fait le choix de nous tourner vers des personnes diplômées (bac + 3 et +) et expérimentées (au moins 3 ans d’expérience). Notre accompagnement, certes soutenu, étant prévu pour des personnes assez autonomes dans leurs recherches. Ce choix s’est également fait car la plupart des dispositifs d’aide aux personnes en recherche d’emplois (associations, missions locales, Pôle Emploi), se ferment soit lorsqu’on passe la barre des 26 ans, soit lorsqu’on a des diplômes de l’enseignement supérieur. Nous avions, au sein du bureau de l’association, ressenti ce besoin et nous avons donc décidé d’agir ! Permettre à des chercheurs d’emplois d’accéder à des espaces de travail collaboratif est un moyen efficace de trouver un travail.

Chercher du travail c’est entreprendre ! Il faut trouver son marché, s’adapter à la demande, séduire, se réinventer, se positionner. Alors quoi de mieux que de permettre un accès aux lieux imaginés par et pour les entrepreneurs ?

The_maze_picto

L’expérience à Mutinerie

Après avoir rencontré différents espaces de coworking, nous avons fait le choix en février 2016 de nous tourner vers Mutinerie pour débuter l’aventure et cela au-delà de leur expérience et de leur expertise sur le coworking. Décidé, innovant, engagé, grouillant de profils en tout genre, Mutinerie répondait à tous les critères que nous souhaitions pour démarrer ce projet. Et lorsqu’on leur a parlé de l’implication financière de toutes les parties prenantes, ils n’ont pas reculé, bien au contraire.

L’idée est ici de travailler sur un financement intelligent : 1/3 pris en charge par le mazer, 1/3 par Mutinerie, 1/3 par The Maze.

4 nouveaux mutins sont donc arrivés en février, des « mutins-mazers ». L’une était une ancienne de la maison, les 3 autres n’y avaient jamais mis les pieds. Tous ressentaient l’envie de venir booster leurs recherches, travailler, rencontrer, découvrir, le tout dans la joie de vivre.

En complément de leur abonnement, ils étaient suivis par une marraine RH, expérimentée et en mesure de les conseiller dans leur démarche. Certains ont réalisé avec elles des bilans de compétences, d’autres ont fait des simulations d’entretiens, amélioré leur CV, etc. De quoi se préparer pour retrouver un boulot, mais aussi développer les compétences adéquates. Après tout, cela sera peut-être utile une prochaine fois, le chômage est un métier d’avenir, autant apprendre à le quitter rapidement!

La combinaison coworking/parrainage semble plutôt payante. Les mazers ont tous au minimum doublé leur nombre de candidatures envoyées, leur nombre de contacts pris et leur nombre d’entretiens.

Les premiers mutins-mazers ont tous trouvé des débouchés : une s’est lancée en freelance, deux ont décrochés des contrats de travail et une a fait le choix de partir sur un autre continent après de nombreux contacts pris. A chaque fois, qu’un mazer quitte l’asso, il est aussitôt remplacé et là encore, la moitié des nouveaux a déjà retrouvé du boulot !

Un premier partenariat qui fait des petits

L’idée est d’étendre le projet à d’autres acteurs en région, afin de tester la réactivité et la dynamique d’autres espaces. The Maze part donc à Lyon, en espérant rendre service à de nouveaux chercheurs super-actifs.

En attendant et pour développer le projet, l’association s’entoure de partenaires dans différents domaines, comme la communication RH, le conseil, l’aide aux personnes au chômage. En parallèle, nous avançons sur les recherches de financements, aussi bien auprès de partenaires publics que privés. Les financements demeurent notre principal moteur pour développer le projet. L’objectif pour le début d’année est de permettre l’accès à 50 mazers par mois répartis dans différents espaces. Et ce n’est pas notre expérimentation avec Mutinerie qui va nous faire penser que ce n’est pas réalisable, bien au contraire !

 

 

 

 

 

Author

William

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