the Maze, sortir du labyrinthe du chômage grâce au coworking

Théodore Thiébaud est le fondateur de The Maze une association  qui se donne pour mission d’aider les chômeurs diplômés à retrouver du travail grâce à l’accompagnement mais aussi au moyen du coworking. Il y a quelques mois Mutinerie lançait avec The Maze un partenariat visant à faire bénéficier à des chômeurs super actifs d’un abonnement à Mutinerie pour faciliter le retour à l’emploi. On lui donne la parole !

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“J’appelle un ami” La mobilisation du réseau chez les entrepreneurs

Pour cet article, nous inaugurons un projet que nous avions en tête depuis longtemps; faire participer des coworkers à la rédaction et à la publication d’articles de notre blog. Merci à Thérèse de s’être prêtée la première à cet exercice. Thérèse est arrivée début 2013 à Mutinerie, elle est diplômée en conseil et gestion du changement. Son parcours d’étudiante est tourné vers la sociologie et la science politique, connaissances sur lesquelles elle s’appuie pour écrire ses articles et nous apporter des clés de compréhension du monde des startups et de l’entrepreneuriat. Monde qu’elle pratique elle-même puisqu’elle travaille actuellement pour Jogabo, plateforme de mise en relations et d’organisation de matchs de football amateurs; une start-up rencontrée il y’a plus d’un an et demi, alors que Mutinerie occupait précairement ses premiers locaux rue Oberkampf…

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Coworking : 5 atouts français

Individualisme, conservatisme, aversion au risque, culte du secret professionnel, voilà quelques-uns des traits de caractère pas très sympathiques souvent attribués aux français quand il s’agit de business… Des caractéristiques pas franchement compatibles avec le coworking, d’autant plus que notre mère patrie est encore à la traine dans ce domaine si nous la comparons à ses voisins européens. Pourtant, la France dispose de plusieurs atouts précieux qui nous laissent penser qu’elle pourrait elle aussi devenir une terre d’accueil pour les espaces de coworking. En voici quelques-uns.

1) Des précédents historiques

Avant même que le concept de coworking n’émerge véritablement, la France fut un temps un pays pionnier pour les communautés créatives.

De puissantes communautés ont commencé à se former en France pendant le siècle des lumières dans les cafés et les salons de certaines personnalités ( comme le café Procope ou l’hôtel de madame de Lambert). Des esprits éclairés s’y rassemblaient fréquemment pour échanger et débattre autour des idées progressistes de l’époque. A la veille des révolutions de 1848, les cercles de libres penseurs apparaissent en France et se fédèrent progressivement jusqu’à la veille de la Commune de Paris. Ces communautés intellectuelles, philosophiques et politiques se rassemblaient régulièrement pour échanger des idées et pour faire évoluer la société. Dans le même temps, on voit se multiplier les ateliers d’artistes où se recréent des espaces communautaires proche de l’esprit de la bohême. Pour tous ces artistes, l’atelier représentait l’espace de la gestation des œuvres. Lieu réel, il est aussi celui dans lequel se construit l’identité fantasmée de l’artiste, philanthrope et prométhéen. Enfin, l’atelier est l’espace de la sociabilité artistique. Ces ancêtres du coworking, nés sur nos bonnes terres de Gaule ne sont-ils pas des exemples encourageants pour les prochaines générations ?

Atelier d'artistes

2) Une protection sociale qui permet de tester ses projets en limitant les risques

Le très haut niveau de protection sociale dont nous pouvons bénéficier est un atout pour le coworking français ; il offre une sécurité financière à ceux qui souhaiteraient se lancer dans l’aventure risquée de la création d’entreprise ou travailler à leur compte.

En d’autres termes, notre protection sociale nous permet de tester un projet sans prendre des risques financiers excessifs.

Assedics, RSA, prêts d’honneur et aides diverses permettent de tenir financièrement pendant la période de vaches maigres que traversent bien souvent les freelances et les entrepreneurs au début de leur parcours. Si vous tombez malade, vous n’aurez pas à revendre votre ordi ou mettre votre appart en hypothèque pour vous payer des soins, vous serez soignés quasi gratuitement ce qui est loin d’être le cas partout. Relativisez donc votre risque. Les espaces de coworking sont les endroits parfaits pour tester un concept dans les meilleures conditions sans prendre de risque financier excessif.

3) Un tissu urbain favorable

La plupart des agglomérations françaises ont un tissu urbain très dense, organisé en étoile autour d’un centre-ville agréable et stratégique car bien relié par les transports en commun et autres vélib’, bien équipé et offrant une visibilité importante aux entreprises. Malheureusement, ces centres sont coûteux ce qui oblige bien souvent les petites structures à s’installer dans la périphérie lointaine et ce qui force parfois les indépendants à travailler à domicile.

Le coworking s’avère idéal, pour bénéficier des avantages d’une implantation centrale sans en subir les contraintes budgetaires.

4) Un tissu de TPE dense et dynamique mais éclaté

On compte en France 1,25 millions d’entreprises unipersonnelles ce qui représente près de 50% du total des entreprises françaises !

Poussé par la crise économique et boosté par la création du statut d’auto entrepreneur, le niveau de création d’entreprise atteint des records. Pourtant, ces entrepreneurs et ces nouveaux freelances (qui partagent de nombreuses problématiques communes) ne parviennent pas à s’unir ou se fédérer. Les centres d’affaires et les pépinières ne sont pas toujours des solutions adaptées puisqu’ils demandent des investissements plus important, qu’ils sont moins flexibles qu’ils ne résolvent pas totalement le manque d’interaction qui affecte souvent les indépendants.

La création du statut d’auto entrepreneurs est en train de modifier progressivement le paysage français du monde du travail. De nombreuses personnes, anciennement rattachées à une structure d’entreprise ont pu (ou ont dû) prendre leur indépendance et ont quitté les structures d’entreprise traditionnelles. Où sont ces travailleurs aujourd’hui ? Chez eux probablement, et sans doute en train de réaliser qu’il n’est pas forcément évident de bosser en freelance… Dans ce contexte, le coworking serait une solution adaptée pour cette population croissante d’indépendants.

5) Un lien social à reconstruire.

La France est à la recherche d’un nouveau lien social. Nos structures sociales sont sorties salement amochées du XXème siècle. Résultat; un civisme qui laisse souvent à désirer, un individualisme encore dominant et une défiance importante entre les citoyens. Le contrat qui liait l’entreprise aux salariés a lui aussi du plomb dans l’aile. Utiliser les jeunes comme variable d’ajustement et outil de diminution de coûts (et non plus en vue d’embaucher) est devenu monnaie courante pour beaucoup de grandes entreprises françaises. La crise économique renforce le besoin d’entraide et de solidarité entre les citoyens.

Si le coworking parvient à montrer sa capacité à recréer du lien social, il est fort probable qu’il soit plébiscité par les français.

Liberté, égalité, fraternité ou la mort

 

Le Yin et le Yang du travailleur indépendant

Quand Internet vous emporte

Mais comment vous qui cherchiez, pour des raisons toutes professionnelles, la définition du terme sérendipité, avez-vous pu échouer de liens en liens sur cet antique blog spécialisé dans l’étude des mœurs des corvidés ? Vous regardez votre montre ; deux heures se sont écoulées. Vous cliquez frénétiquement sur vos précédents pour comprendre quels nœuds sémantiques ont pu vous amener jusqu’aux corvidés… Et les pages défilent sous votre œil effaré : Wikipédia article « chameau de Bactriane », fichier PDF de comportement animalier, émouvants témoignages doctissimo, détour par Youtube pour regarder des combats épiques entre ours et caribou géant … Et merde … Si ces phénomènes vous disent quelque chose, c’est que vous êtes, comme moi, victime de divergite chronique.

Car internet peut très vite devenir une arme de dispersion massive. Il y’a tant de choses passionnantes à voir en seulement quelques clics ! Tant d’amis qui viennent toquer à votre mur, tant de gens qui viennent vous gazouiller dans l’oreille, tant d’images, de flux RSS, de billets passionnants…

Mais si internet nous emporte parfois vers des lieux de perdition, il permet surtout d’élargir vos perspectives, de vous informer des moindres nouveautés et de vous nourrir de nouvelles sources d’inspiration. Il corrige une tendance presque culturelle que nous avons trop souvent dans le travail, celle de se focaliser à l’excès sur ses objectifs en préparant savamment ses plans de bataille dans son coin sans réellement tenir compte des contraintes nouvelles et des variations de l’environnement. C’est par exemple le cas de nombreux créateurs d’entreprise qui considèrent la rédaction d’un joli business plan comme la première étape de la création. C’est ce que Guilhem Berthollet appelle le syndrome de la business planque.

Activités divergentes, activités convergentes

On peut distinguer deux grandes énergies distinctes mais complémentaires dans les différentes activités que nous menons ; les activités divergentes et les activités convergentes.

Les activités divergentes comprennent par exemple les activités de veille, ou de documentation, les études de marché, les discussions stratégiques et autres échanges para-professionnels ainsi que les twitteries et facebookeries traditionnelles. Elles guident l’action, indiquent la marche à suivre, permettent de garder contact avec la réalité et d’inspirer de nouvelles initiatives.

Les activités convergentes sont plus opérationnelles. Elles comprennent les actions permettant d’aller d’un point A à un point B. Vendre, produire, bouffer du code, remplir des formulaires, écrire un article pour votre blog, produire un business plan sont autant d’exemples d’activités convergentes.

Le taureau et la pieuvre

On pourrait comparer l’extrémiste de la convergence à un taureau dans une arène. Il est puissant, balèze, rapide et endurant mais il a une sale tendance à foncer droit devant. Il suffit que sa cible se décale de quelques centimètres pour qu’il la loupe et parte dans le décor plus énervé que jamais. Le « convergator » abat du boulot comme personne, sa puissance de travail est exceptionnelle mais, faute d’observer son environnement et d’être capable d’adapter sa trajectoire, il tend à viser au mauvais endroit et à faire de mauvais choix.

Taureau corrida

A l’inverse, le divergeur fou est semblable à une pieuvre. Dotée de huit bras pour tripoter tout ce qui pourrait passer à portée de ventouse, et d’un système nerveux hors norme, cette brave bête est d’une curiosité extrême, capable d’apprendre et de s’adapter avec agilité à son environnement. Mais tout admiratif que l’on puisse être envers cet animal, n’oublions pas qu’il reste avant tout un mollusque bien mollasson… Alors, comme Paul le poulpe, le divergeur développera peut-être des talents d’oracle, mais il est plus probable qu’il ne puisse jamais s’extraire de sa condition de créature flasque, condamnée à fuir ses prédateurs en fabricant de jolis nuages d’encre !

Pieuvre curieuse

Les activités divergentes permettent de stimuler la créativité, de repérer les opportunités et d’éviter un grand nombre d’erreurs mais elles ne font pas directement avancer les choses. A l’inverse, les activités convergentes permettent d’avancer, d’éliminer les obstacles entre vous et votre objectif.

Le Yin et le Yang du travailleur indépendant

L’énergie convergente et l’énergie divergente forment en quelque sorte le Yin et le Yang du travailleur indépendant. Il vous faudra trouver le dosage idéal pour atteindre votre pleine efficacité. Si vous avez une sensibilité divergente, il vous faudra vous discipliner pour développer votre capacité d’exécution. Si vous avez une sensibilité convergente, sortez la tête du guidon et cherchez à en savoir plus sur votre environnement.

Pensez à organiser vos journées en respectant un équilibre entre travaux convergents et travaux divergents. Par exemple, donnez-vous une heure le matin (quand votre cerveau est encore tout frais) pour faire de la veille, une heure à midi pour échanger avec toute sorte de personnes qui vous paraissent intéressantes ou mener des réflexions stratégiques avec vos associés, et une heure le soir (tard) pour approfondir vos connaissances dans n’importe quel domaine. Le reste du temps, vous pourrez le consacrer à faire avancer plus concrètement vos activités.

Pensez aussi, si vous cherchez un associé, à respecter un équilibre entre ces deux sensibilités au sein de l’équipe. Le résultat sera détonnant pourvu, bien entendu, qu’un dialogue sain soit possible.

willingness-and-motivation

Coworking : dope ta motiv

Rester motivé, c’est une question de volonté bien sûr, mais c’est aussi, et dans une large mesure, une question d’environnement. Afin de mieux comprendre comment le coworking peut stimuler la productivité des indépendants, revenons sur les déterminants de la motivation que nous avions mentionné dans notre infographie du vendredi.

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Le syndrome du forum

S’il y’a bien une chose que j’ai apprise avec l’internet, c’est que si vous avez un problème, vous n’êtes jamais le seul à l’avoir. Mieux encore, si vous avez un problème, il y a des chances pour qu’un héros du quotidien ait pris sur son temps pour vous donner la solution sur la toile. C’est ce que j’appelle le syndrome du forum.

Ma plus belle expérience du syndrome du forum, je l’ai eu le jour ou la porte de mon lave-vaisselle s’est bloquée. Jusque là, les forums m’avaient sorti de la panade plus d’une fois, mais la plupart du temps sur des soucis informatiques. Après être resté prostré dans la position du sage indien en méditation devant l’objet de mes tourments, vaincu par la machine, je renonce et m’enfonce dans mon canapé en songeant à ma pauvre vaisselle prisonnière de ce bloc de métal. Triste destin.

Mon vieux réflexe de Mutin Trouvetout me titille. Mécaniquement je tente la solution qui m’a si souvent sorti des situations les plus désespérées. Je tape sur google ces quelques mots que je lance aux internautes comme un naufragé lancerait sa bouteille à la mer. « porte lave-vaisselle bloquée ». La bouteille est lancée, la réponse immédiate. Je clique sur le lien; la page dépannage de la section « forums de la maison » du « forum futurs science ». Devant mes yeux, une conversation d’internautes souffrant du même mal que moi, et décidés à trouver la solution. Au milieu, le noble pthomas78 me redonne espoir (preuve ci dessous).

Pthomas78 a la réponse

Je me dirige, fier et armé d’un tournevis, vers la bête qui me nargue mais ne s’en sortira pas à si bon compte. Je pousse la poignée, introduis avec conviction le tournevis. Un clic. La porte s’ouvre. J’ai dans les yeux une étincelle. La même que l’on peut lire dans les yeux du joueur de starcraft remportant une « epic win » et dépassé par la grandeur de son action. J’ai vaincu. J’ai vaincu grâce aux autres, et mon rêve secret est d’offrir à ce cher pthomas78 une bière de récompense.

La morale de cette histoire

Où veut-il en venir me direz vous ? Au delà de la démonstration de la puissance du web et du miracle du partage d’information, cette histoire est une fable moderne que j’adresse à tous ceux qui créent leur entreprise, mais plus encore à ceux qui sentent en eux le désir de créer mais ne pensent pas avoir d’idée. Vous avez certainement, à un moment où un autre, identifié un problème. Vous n’êtes pas le seul à en souffrir. Vous avez peut être devant les yeux une idée d’entreprise.

Quand on y pense, notre projet de coworking s’est avant tout un « pourquoi devrais-je sacrifier ma liberté pour une entreprise dans laquelle je me sens mal, entouré de collègues que je n’ai pas choisi et qui se tirent dans les pattes, à l’heure où les nouvelles technologies me permettent de faire mon travail de partout et librement? Pourquoi devrais-je travailler seul de chez moi si je fais ce choix alors que beaucoup d’autres ont fait le même? La réponse est qu’il n’y a pas de raison. Il est aujourd’hui possible de travailler libres ensembles, et nous sommes bien décidés à le prouver.

Gagne la foule et tu gagneras ta liberté

Vous êtes dans l’arène. Lions affamés, taureaux furieux et autres gladiateurs vous menacent… comment faire ? « Gagne la foule et tu gagneras ta liberté » conseille l’ancien gladiateur à Maximus Decimus Meridius. Il a bien raison. Faites comme Maximus, écoutez-le et battez-vous avec panache.

La boule au ventre

En tant qu’entrepreneur ou freelance vous êtes souvent confronté aux regards inquiets de votre entourage. Il faut bien avouer que votre situation a quelque chose d’instable. Pas de revenus initiaux, une prise de risque financière, une liberté pouvant sombrer dans les ténèbres de la procrastination, une déstructuration de votre environnement social (autant de bonnes raisons de faire du coworking…). En tant qu’indépendant, vous vous jetez dans l’arène, épée au poing, votre survie dépend de vous et de vous seul.

La peur de l’instabilité et l’incertitude quant à l’avenir freine la plupart des gens dans leur désir d’autonomie et de création.  Et pour cause, l’indépendance et l’entrepreneuriat sont des combats dont l’issue est incertaine. Qui aurait parié, lorsque Steve Jobs collectait des capsules pour toucher la consigne que cet homme finirait à la tête du géant que nous connaissons tous ?

Pourtant l’entrepreneuriat a tout pour vous rendre heureux. Les facteurs de la motivation intrinsèque, une fois les besoins de base de la pyramide de maslow assurés, sont définis par Daniel Pink, auteur du livre « drive » comme étant :

  • L’autonomie qui corespond au degré de liberté dont vous jouissez dans votre travail
  • La maitrise (mastery ), qui correspond  au développement continu de ses compétences
  • Le sens

Comment faire pour jouir pleinement de cette situation ?

The man on the wire

Gagnez la foule

Comment gagner la foule? Idéalement, en restant vous-même, sans peur et sans reproche. Le soutien d’une tribu, pour reprendre le terme employé par Seth Godin, ne se gagne pas de manière calculée et planifiée. Il se gagne lorsque la tribu reconnaît l’authenticité de votre démarche. Il se gagne lorsque vous vous intéressez en toute sincérité à chaque personne que vous rencontrez. Il se gagne en aidant votre entourage, en ouvrant des portes à vos proches. Il se gagne en mettant toute votre énergie au service de la satisfaction des besoins de votre tribu.

  • Soyez authentiques et généreux. L’internet tend à valoriser ces qualités. Il facilite les regroupements de communautés autour de valeurs et de centres d’intérêt. Pas seulement en ligne, mais aussi hors ligne. Il vous permet de vous construire une réputation auprès d’une audience large.
  • Soyez confiants. Oubliez les petites voix qui vous découragent. Vous avez grandi dans un système où la peur est omniprésente et la pression sociale forte. La France est championne dans ces disciplines. La compétition, la stigmatisation de l’erreur, la dévalorisation de la créativité sont constitutives du système éducatif français.
  • Soyez exigeants. Il ne suffit pas d’être un inconscient persuadé de l’utilité de son réseau social pour hamster pour réussir. Maintenez un très fort niveau d’exigence dans tout ce que vous entreprenez. Ne vous contentez pas de l’à-peu-près. Tentez beaucoup, écoutez tout le monde, ajustez le tir. Ne vous reposez jamais sur vos lauriers.

Les campagnes de marketing froides et massives, les achats de like détournés ne vous feront jamais gagner le soutien sincère d’une tribu. Une tribu réunie par l’argent est un colosse aux pieds d’argile. Coupez l’argent et votre tribu meure. Comprendre les médias sociaux et maitriser divers outils de communication est cependant essentiel, mais ce n’est pas le sujet de ce billet.

Gagnez votre liberté

La caractéristique commune des entrepreneurs à succès et des grands leaders, c’est cette capacité à s’investir corps et âmes dans leurs projets, avec la conviction profonde que malgré les épreuves ils y arriveront.

Cette confiance lucide et inébranlable leur donne la capacité d’inspirer leurs semblables, la force d’entrainer dans leur sillage une tribu, les moyens de gagner la foule.

Cette conviction qu’il ne leur arrivera rien s’avère être bien souvent une prophétie auto-réalisatrice. Cette passion et cet engagement les amèneront à côtoyer beaucoup de monde et à gagner leur sympathie et leur soutien. Lorsque quelqu’un bénéficie du soutien d’un grand nombre de personnes, sa survie et sa sécurité matérielle est assurée. La plupart du temps, votre projet, grâce à ces personnes, sera couronné de succès. Mais quand bien même votre projet initial échouerait, Jean Louis vous proposera de donner des cours dans telle université, Jean Michel vous poposera de gérer ce projet, Jean Philippe vous demandera de l’assister dans sa communication et Marie Jeanne vous proposera peut être l’asile. Bref vous pourrez manger et avoir un toit.

Gagnez la foule, et vous gagnerez votre liberté !!!

10 outils Google pour tuner votre site

Ce weekend, Mutin Malin est allé faire un tour du côté de Mountain View et nous revient, fringuant et sympa, avec un article destiné à tous ceux qui gèrent et développent des sites web. Après les 10 astuces de Mutin Malin pour chercher sur google, après une réflexion sur la construction de notre ombre numérique, Google est de nouveau sur le pont avec ces 10 outils gratuits qui vous aideront à piloter et à améliorer vos sites web.

Avant-propos

La stratégie de Google consistant à fournir aux développeurs et aux possesseurs de sites des outils gratuits et performants a fait ses preuves. Elle a permit de rassembler une communauté de geeks talentueux autour de la marque. Le soutien que Google a gagné de la part de ces développeurs est mérité : Google a su mettre en place une série d’excellents outils gratuits permettant de construire, de maintenir et d’améliorer son site web. Pour les entrepreneurs ou les freelances, ces outils s’avèrent souvent indispensables. En voici une petite sélection divisée en deux parties : les outils pour tous, et ceux pour les mutins les plus avertis.

Les outils pour tous

1. Google Analytics

Google Analytics
L’incontournable Google Analytics vous permet de disposer de statistiques précises sur votre site web. Bien utilisé, Analytics sera votre meilleur copain pour comprendre qui sont vos utilisateurs et quelles sont leurs attentes. Je passerais brièvement sur ce must have, car beaucoup d’entre vous sont certainement déjà familiers avec la bête. Si vous souhaitez en savoir plus, vous trouverez de nombreux tutoriels sur le web, mais également une aide bien documentée par Google.

2. Webmaster tools

Google Webmaster tools
Encore un classique que les plus avertis d’entre vous s’empresseront de sauter en conspuant le classicisme de Mutin Malin. Mais il est difficile de l’éviter celui-là, notamment si vous avez quelques ambitions en terme de référencement.  Google webmaster tools vous donnera un bon aperçu de votre site sur le web. Quelles pages de votre site sont populaires ? Quels sites « pointent » vers vous ? Quels sont les mots clés définissant mon site ?

En plus de cela, Webmaster Tools vous permettra d’optimiser l’indexation de votre site web en vous donnant la possibilité de soumette à Google une sitemap. Cette sitemap permet aux robots Google de savoir ce qu’ils doivent indexer où non sur votre site et à quelle fréquence le faire. Enfin, Webmaster tools vous aide à déterminer quelles sont les problèmes de votre site web et va jusqu’à vous proposer des pistes d’amélioration… De même que tous les produits Google, la doc vous permettra d’apprendre à tirer parti de cet outil.

3. Browser Size

Google Browser Size
Tout web designer qui se respecte se retrouve confronté au problème des différentes configurations d’écran des internautes. Cet outil d’une simplicité déconcertante vous permet de savoir quelle partie de votre site sera visible sans avoir à « scroller ». Bien utile quand vous souhaitez mettre en avant un « call to action« .

4. Google sites

Google sites
Comme son nom l’indique, Google site est un outil permettant de… Créer des sites. En toute simplicité, sans connaissance de code préalable. Sa bonne intégration avec l’ensemble des outils Google permet une insertion facile de vidéos Youtube, de diaporamas, de calendriers Gmail, de widgets, de documents Google Docs etc… Ce ne sera pas le site de l’année mais vous pouvez créer un site privé qui vous servira par exemple de documentation interne. Malin Mutin Malin !

5. Google Chart tools

Google Chart Tools
Si comme Mutin Malin, vous êtes plutôt visuel, vous conviendrez qu’un austère tableau excel ne permet pas une bonne vue d’ensemble lorsque les informations sont nombreuses. Google Chart Tools vous aidera à construire des graphiques, des camemberts, des cartes… que vous pourrez facilement intégrer à votre site web. En plus de ça, ces outils vous permettent d’augmenter l’interactivité  de vos utilisateurs avec vos graphiques en prenant en compte les survols de souris, les clics etc… Bien pratique.

6. Google website optimizer

Google Website optimizer
La « usability » est une problématique centrale des web designers et des développeurs. Google Website Optimizer vous permet d’optimiser vos pages web en vous permettant de « tester » plusieurs designs et de les comparer. En clair, cela vous permet de faire un split test sur vos différentes idées et de retenir la plus efficace. Très efficace pour des magasins en ligne…

Pour ceux qui lisent dans les entrailles

7. Google Code Search

Code search
Vous êtes bloqué dans votre avancement sur une fonction que vous n’arrivez pas à mettre en place ? Vous voulez savoir comment d’autres développeurs s’y sont pris pour faire fonctionner tout ça ? Lorsque vous êtes designer, vous trouverez de l’inspiration grâce aux nombreux sites regroupant des designs sympas. Pour les développeurs, c’est plus difficile, bien que la partie créative soit très présente et que par conséquent les modèles soient importants.

Google Code Search parcourt et indexe les fragments de code que les développeurs et programmeurs ont semé ça et là. Vous pourrez trouvez votre bonheur grâce à cet outil facilitant la recherche.

8. Google Chrome Developer tools

Google Chrome Developer tools
La plupart des développeurs s’accorderont sur l’importance de pouvoir tester et débugger son site directement sur un navigateur. C’est d’ailleurs ce qui a conduit à la diffusion massive du (génial) plugin Firebug et de la Developer Toolbar.

Google Chrome, le navigateur de Google vous permet de retrouver la plupart des fonctionnalités de firebug directement dans votre navigateur. Vous retrouverez l’inspecteur, le debugger, le testeur de scripts etc… Bien utile.

9. Speed Tracer

Speed Tracer
Un but simple et noble : vous permettre d’optimiser vos temps de chargement en vous en donnant une représentation visuelle. Google prend en compte la vitesse de chargement de votre site web pour le référencement, et les études montrent l’importance d’avoir une page web qui se charge rapidement pour vos utilisateurs. Pa conséquent, cet outil s’avère fort utile pour optimiser votre site. Page speed, add-on pour Firebug peut également vous aider sur ce coup là.

10. Google web Toolkit

Google Web Toolkit
Cet outil donne au développeurs un bon framework pour développer des applications solides et propres.toolkit

conclusion

Merci Google ! Il existe encore de nombreuses applications Google (Google Ajax Libraries, Project Hosting, App Engine…) Cette liste n’est pas exhaustive. N’hésitez pas à rajouter en commentaire vos favorites pour vous aider dans le développement de sites web.

références:

Six revisions

Le dilemme du crevard

Un cas de conscience

Il y a un mois, suite à une rencontre au salon des entrepreneurs, Mutinerie décide de prendre part au concours MoovJee qui vise à soutenir des projets de création d’entreprise de jeunes entrepreneurs. C’est dans le cadre de ce concours que nous décidons de participer au prix du public. Il s’agit de produire un court spot où l’on présente son projet au public qui vote ensuite pour celui qu’il préfère. La vidéo qui aura obtenu le plus de like recevra un prix de 5000 euros. L’idée nous séduit car le concours est simple, sans lourdeurs administratives excessives et s’adresse aux jeunes. Quelques jours après, notre vidéo est en ligne sur la fanpage de MoovJee. La vidéo a été agrémentée d’une bonne trentaine de secondes de publicité MooveJee. Ok, c’est de bonne guerre… Notre nom de famille n’est pas orthographié correctement mais ne nous formalisons pas; nous sommes habitués et magnanimes…

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En Pleine Tempete

Mutinerie en pleine tempête

Il y a l’avenir qui se fait et l’avenir qu’on fait. L’avenir réel se compose des deux.

Propos sur le bonheur (1928)

Citations de Emile-Auguste Chartier, dit Alain

Chers mutins, aspirants mutins, amis des mutins et mutins friendly,

Vendredi 25 février, une nouvelle journée commence pour Mutinerie. Alors que je m’apprête à aller à l’hôpital chercher Xavier qui sort d’une opération de l’épaule, Eric m’appelle pour m’annoncer qu’un huissier accompagné de la police bloquent l’accès du 16 Oberkampf…  Pas moyen d’avoir accès à notre espace de coworking. C’est chaud…

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10 astuces de Mutin Malin pour chercher sur Google

Article déroutant car pour beaucoup, Google est un outil quotidien et enfantin à utiliser. En tant qu’entrepreneur Google est certainement votre meilleur ami. Aujourd’hui, vous l’utilisez probablement dans sa forme la plus simple : je tape des mots clés, je regarde si je trouve, si ça marche pas, je reformule. Simple et souvent efficace, mais vous apprendrez ici quelques petites astuces qui pourraient bien vous économiser de longues heures de recherches, surtout sur des sujets et des requêtes pointues. La liste ci dessous ne se veut pas exhaustive, mais vous présente les astuces que j’ai estimé les plus utiles.

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