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Les Plans de Mutinerie

Dans moins d’un mois, Mutinerie ouvre ses portes et il est grand temps de vous en dire un peu plus sur ce qui vous attend.

D’abord MERCI ! Il nous a fallu un an pour faire aboutir notre projet et si nous avons su garder le cap, c’est avant tout grâce aux nombreux soutiens et encouragements que nous avons reçu de toutes parts depuis que nous nous sommes lancés dans cette formidable aventure.

Cet enthousiasme nous a aussi mis une bonne et saine pression au moment de concevoir le lieu. Pas question de décevoir, de faire Pchiiiit ou encore Praaout…

C’est donc avec passion et détermination que nous nous sommes attelés à la conception de notre espace. Nous avons pris beaucoup de plaisir à l’imaginer, et nous avons entrepris de gros travaux pour en faire un espace à la hauteur de vos attentes.

Voici un petit avant-goût de ce que vous trouverez au 29 rue de Meaux ainsi que quelques éléments de réflexion sur le design et l’aménagement de l’espace :

Le style de l’espace

Nous avons souhaité utiliser le plus possible de matériaux de récupération. On trouve des merveilles dans la rue, chez Emmaüs ou sur le Net. Beaucoup trop d’objets finissent à la poubelle alors qu’ils pourraient encore servir. Au delà de l’impact écologique évident, l’upcycling offre une belle occasion d’exercer sa créativité, de détourner les usages traditionnels, de hacker son environnement, de faire avec ce que l’on a. La présence de tels objets dans l’espace nous rappelle que l’on peut penser différemment, c’est un encouragement à une certaine forme de transgression.

L’espace est une combinaison de matériaux bruts, de bizarreries d’antiquaire et d’objets hightech.

Nous avons pris soin de varier les ambiances, les postures de travail, les niveaux d’éclairage, les couleurs. Le fait de pouvoir évoluer entre ces différentes zones permet une expérience plus riche. Au calme sur une chaise confortable, en speed sur un coin de bar ou vautré dans un canapé, il est important de pouvoir varier les postures de travail. Nous avons accordé un soin particulier au choix des couleurs notamment du jaune qui vous réchauffera le cœur les soirs d’hiver.

Derrière le bar, dans le café, vous trouverez systématiquement l’un d’entre nous pour vous accueillir, vous servir un café, un thé ou d’autres réjouissances. Ainsi vous savez où nous trouver et cela nous permettra de faire tranquillement connaissance avec les nouveaux venus.

Trêve de bavardage, voici les plans de l’espace (la disposition des tables est indicative)

Plan Mutinerie Coworking RDC

L’espace s’organise autour d’une grande verrière centrale, il y a 350m2 de rez-de-chaussée et 50m2 de cave. Comme vous avez pu le voir, il se subdivise en plusieurs zones :

  • Café : Espace de détente et de rencontre qui accueille à l’occasion des petits évènements. Cuisine, bar, canapés, écran et piano. Yellow mood.
  • Garage : Espace de travail partagé, banc de palettes, lampes suspendues, tapis au sol, casiers de stockage, scanner – photocopieur, tables modulables, chaises confortables sur roulettes, tableau noir.
  • Jardin : Espace de travail partagé sous la verrière, verdure, bois, volets, fenêtres. Tables modulables, chaises confortables sur roulettes.
  • Bibliothèque : sur estrade en bois, bibliothèque mutine, rideau acoustique de velours, silence, grande table en bois, chaises classiques.
  • Espace Résidents : Bureaux privatifs, chaise à roulette maxi confort, antiquités, tableaux, parquet, étagères, séparation vitrée avec l’espace jardin. Yellow mood.
  • Salle de Réunion : Longue table en zinc, du bleu pour les yeux, panneaux de liège, paix et douceur, rideau acoustique de velours.
  • Call Box : Des capsules de tranquillité sont éparpillées dans les différents espaces afin de pouvoir s’y réfugier pour les appels au calme et petites conf call.
  • Toilettes : À damiers noir et blanc avec une touche de rouge. David Lynch moment… Une douche est aussi à votre disposition pour ceux qui viennent en courant, à vélo ou à cheval.

Plan Mutinerie Coworking Cave

  • Inspirational Steps : Des murs de briques, des voutes. Des cubes de bois pour s’asseoir en vrac. Propice aux échanges tranquilles et libres et aux projections sous-sol.
  • Espace Ramoufle : voute, parquet, matelas, coussins, écran, console, repos. Ici on enlève ses chaussures et on s’abandonne à l’art délicat du ramouflage.

Quelques mots sur notre démarche

Comment créer un espace qui favorise le contact et la rencontre sans empiéter sur le besoin d’intimité et de tranquillité de chacun ? Comment faire pour que ceux qui y travaillent puissent se l’approprier, s’y sentir libres ? Parmi nos nombreuses lectures, un article d’Anne-Laure Fayard et John Weeks paru dans la Harvard Business Review a particulièrement retenu notre attention. Cette étude repose sur l’articulation de trois dimensions essentielles à la réussite d’un espace de travail socialement efficace, la proximité, l’intimité et la permission (proximity, privacy and permission en VO). À l’origine destinée aux entreprises innovantes, cette grille de lecture s’avère particulièrement pertinente pour évaluer le potentiel social d’un espace de coworking.

  • La proximité permet la rencontre, la naissance de nouvelles idées et de nouveaux projets. La proximité n’est pas seulement spatiale elle est aussi fonctionnelle. Par exemple, des ressources partagées et réunies au même endroit favorisent les chances de rencontres fortuites ; c’est le bon vieil exemple de la machine à café ou de la fontaine à eau.

    La proximité, c’est le frottement entre les gens qui peuplent l’espace, c’est un environnement qui vous sort la tête du guidon et sait se rappeler à vous.

    Cette dimension est omniprésente dans l’agencement de Mutinerie. Nous avons veillé à créer des zones de frottement.

  • L’intimité c’est la possibilité de pouvoir s’isoler dans une bulle, de pouvoir un moment échapper à l’environnement extérieur pour focaliser son énergie sur ses projets et ses reflexions.

    L’intimité, permet l’approfondissement des idées, des projets, des relations. Elle permet de se sentir protégé, au calme, blotti dans sa tanière…

    La partie bibliothèque, la cave, les SAS téléphoniques, sont des exemples de zones à vocation intimiste et protectrice.

  • La permission, c’est le fait de se sentir libre de faire les choses que l’on souhaite à sa guise, de savoir que cela sera accepté par l’environnement, de s’y sentir encouragé par l’agencement des lieux. Le mobilier de notre espace; des objets récupérés et détournés, favorise la permissivité; si l’on constate qu’à Mutinerie, les gens ont le droit d’utiliser un plot de circulation pour fabriquer une lampe, on se sent tout de suite encouragé à faire des choses qui dépassent les conventions. Nous voyons Mutinerie comme un lieu en perpétuelle mutation et cela se sentira clairement dans l’aménagement du lieu.

    Cet aspect évolutif invite les coworkers à se sentir libre, à s’approprier le lieu et à rajouter leur pierre à l’édifice.

    La permissivité d’un lieu est également fonction de la culture d’entreprise. Un espace de coworking part d’emblée avec un avantage sur les entreprises traditionnelles ; une bonne partie des relations hiérarchiques et des logiques de compétions entre collègues étant abolies, on peut s’attarder à discuter dans un fauteuil sans craindre les réflexions insidieuses de son supérieur.

Toute la difficulté réside en fait dans l’articulation de ces trois dimensions. Pouvoir se rencontrer facilement ne sert pas à grand-chose s’il n’est pas possible de passer au stade de la vraie discussion dans un endroit calme garantissant une certaine intimité. Si on est au milieu de gens qui passent et repassent, on en restera juste aux rencontres superficielles.  S’il est mal vu de discuter dans tel endroit, alors l’échange, bien que possible n’aura pas lieu. Avoir uniquement des bureaux cloisonnés où l’on est bien tranquille sera nécessairement un obstacle à la rencontre et au sentiment commun d’appartenance.

Nous avons essayé de concevoir un espace qui respecte cet équilibre délicat et comme nous nous doutons que tout ne sera pas nécessairement parfait d’emblée, nous avons pris grand soin de créer un espace modulable. Cette modularité est la variable d’ajustement qui nous permettra de progresser pour répondre au mieux à votre besoin. Notre première règle est de vous écouter.

Enfin, Merci à Marie, alias Talalilala qui a dessiné les jolis plans de l’espace et qui nous a énormément aidé à l’aménagement de Mutinerie ! Louée soit-elle !

Les valeurs du Coworking 5/5 : Coopération

Aujourd’hui nous nous penchons sur la Coopération ; suite et fin de l’exploration des valeurs centrales du coworking.

La coopération entre les coworkers, la construction de liens sociaux intra et extra professionnels est un élément fondamental de tout espace de coworking. C’est l’une des choses essentielles que recherchent les coworkers dans leur espace et c’est de la capacité des membres à créer et maintenir des relations coopératives que viendra le succès d’un espace.

Etre soi-même collaboratif

Impossible de développer un esprit coopératif autour de soi sans l’incarner soi-même pleinement. Comme l’écrit Derek dans l’un de ses posts :

On ne peut pas faire de la coopération, on doit être avant tout un coopérateur.

Il y’a quelques mois, j’avais écrit un article sur les stratégies coopératives en m’inspirant des travaux d’un chercheur en sciences politiques américain ; Robert Axelrod. Axelrod montrait que les stratégies coopératives permettaient aux agents de maximiser leurs gains dans les nombreuses situations de la vie où l’on hésite entre jouer solo ou collectif.

A partir de simulations informatiques, Axelrod a montré que le comportement coopératif le plus efficace est à la fois bienveillant, indulgent, justicier et transparent. Voila une inspiration intéressante pour essayer de comprendre comment devenir un meilleur coopérateur :

  • Bienveillant : En l’absence de précédents historiques, en cas de situation nouvelle, montrez-vous coopératif par défaut.
  • Indulgent : Sachez pardonner les comportements hostiles qui se sont produits dans le passé.
  • Justicier : Sachez aussi sanctionner dans une juste mesure les comportements hostiles, sans acharnement particulier.
  • Transparent : Soyez simples, lisibles, prévisibles pour les autres. Soyez dignes de confiance.

Un environnement favorisant la coopération

Etre soi-même collaboratif est déjà une première étape pour engendrer un environnement coopératif. Les coworkers qui viendront dans l’espace pourront y trouver des gens capables de travailler ensemble, d’apprendre des autres et d’enseigner aux autres pour le bénéfice de tout le monde.

Un espace de coworking consitue un terreau naturellement fertile à la coopération pour plusieurs raisons :

  • Contrairement à une entreprise traditionnelle, les membres de l’espace de coworking sont tous des pairs. Ils sont libres de gérer leurs projets comme ils l’entendent. Ils ne sont pas tenus entre eux par des hierarchies et sont à l’abri des enjeux de pouvoir, de politiques internes ou de rivalités entre collègues qui entrainent souvent de la rétention d’information, des formes de sabotages et autres types de comportement non-coopératifs.
  • Axelrod indique que l’une des manières d’augmenter la coopération dans un environnement donné est d’augmenter l’ombre portée de l’avenir sur le présent. Cela signifie que l’on jouera plus collectif avec les gens qu’on sera amené à côtoyer souvent à l’avenir. Or c’est ce qui se passe dans un espace de coworking. Travailler avec un partenaire coworker que l’on sera amené à croiser régulièrement, favorisera les choix coopératifs.
  • Habituellement, lorsque l’on cherche un prestataire ou un partenaire pour le projet qu’on souhaite mener, on dégotte un inconnu sur Internet ou par téléphone et on commence à bosser avec lui sans savoir d’abord qui il est et comment il travaille. Mais le coworking permet de fonctionner autrement ; on connait d’abord les capacités, les qualités et le talent des gens, avec qui on peut ensuite entrer dans une relation de coopération basée sur une plus grande confiance et une plus grande connaissance mutuelle.

Consulter les autres articles de la série :

J’espère que ce tour d’horizon des valeurs du coworking vous a plu, appris, inspiré … Ce fut pour moi, une immersion pleine d’enseignements. Je remercie Alex Hillman pour avoir inspiré cette série d’articles.

Et surtout, ne vous gênez pas pour réagir !

 

 

Les valeurs du Coworking 3/5 : Ouverture

Aujourd’hui, Mutinerie continue à farfouiller dans les valeurs fondamentales du coworking. Après avoir passé en revue les valeurs de durabilité et le communauté, nous vous proposons un petit zoom sur l’ouverture suivant la piste tracée par Alex Hillman.

Qu’est-ce que l’ouverture dans le contexte du coworking ? Je crois que cela recouvre 3 choses essentielles ; d’abord, c’est une relation entre des flux entrants et des flux sortants nécessaires à faire vivre et grandir un système ouvert. C’est un mode de fonctionnement basé sur des données ouvertes et c’est un état d’esprit, une attitude par rapport au hazard et aux autres.

Donner-Recevoir

« Quand je pense à l’ouverture, je pense au corps humain »explique Chris Messena dans une interview. « Il ne peut subsister et se développer que grâce à son ouverture ». Le corps humain est un système ouvert: il a besoin d’oxygène, et de nutriments. Il absorbe et il rejette. Il a besoin de partenaires pour se reproduire. Dans un système ouvert, fait d’éléments entrants et d’éléments sortants, il est fondamental que les échanges soient équilibrés. Si les flux sont déséquilibrés, la cohérence et la pérennité de l’ensemble s’en trouveront menacées.

Ceux qui créent des espaces se nourrissent en permanence des apports de ceux qui les ont précédés sur cette voie et qui leur ont livré leurs connaissances précieuses, mais ils ne doivent pas oublier de rendre à la communauté ce qu’ils ont eux-mêmes appris.

Chacun doit être également disposé à recevoir et à donner aux autres.

C’est par ce moyen que nous pourrons tous continuer à progresser ensemble, à s’enrichir mutuellement et à conserver la cohérence du mouvement. Pour garantir cette réciprocité, la communauté doit veiller à reconnaître et à valoriser ceux qui contribuent à la collectivité. Elle doit être composée de membres dotés du sens de l’honneur en étant capable de tenir les « passagers clandestins » hors de ses murs.

Open source

Lorsque l’on parle de software, l’open source désigne la capacité d’utiliser des éléments du code du logiciel pour en fabriquer un nouveau ou améliorer l’ancien. Si l’on applique cette logique au coworking, comme aux autres projets qui ne peuvent se programmer en lignes de codes, la source, ce sont les expériences accumulées, les idées mises en pratique et les valeurs qui ont motivées les actions.
Si le coworking a pu devenir un phénomène mondial, c’est grâce au fait que, dès le début, les premiers créateurs d’espace ont eu à cœur de partager leurs expériences, leurs idées, leurs valeurs et ont laissés d’autres personnes utiliser ce capital pour fabriquer leurs propres versions.

Quand on créé un espace, l’accès au « code-source » du coworking permet à chacun de partir de n’importe quel niveau du code et d’y rajouter ses propres spécificités en fonction de ses valeurs, de ses expériences et de ses idées.

Les données et les spécificités de l’offre sont eux aussi des éléments du « code-source ». C’est pourquoi il est important pour un espace de coworking d’avoir une offre claire, simple et lisible. Son mode de fonctionnement doit être accessible et compréhensible par tous.

Sérendipité

L’ouverture, n’est pas seulement une ouverture des données ou un partage d’expérience, c’est aussi une attitude envers les autres et les événements, une disposition d’esprit favorisant la sérendipité. La sérendipité est le fait de réaliser une découverte inattendue grâce au hasard et à l’intelligence, au cours d’une recherche dirigée initialement vers un objet différent de cette découverte.

On peut avoir des idées précises sur la façon dont on imagine son espace mais cela ne doit pas empêcher de rester ouvert aux idées nouvelles et de s’adapter en conséquence, quitte à évoluer considérablement.

Christophe Colomb a découvert l’Amérique en cherchant les Indes. Peut-on en conclure qu’il s’est complétement planté et que son expédition a été un échec ?

Certains coworkers finiront peut-être par réaliser un projet très différent de celui qu’ils avaient prévus en venant la première fois. Cela est très positif tant que les valeurs sous-jacentes trouvent un moyen d’expression ! Comme disait Alfred de Musset : « qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse ! »

Consulter les autres articles de la série :


Les valeurs du Coworking 1/5 : Durabilité

Au fur et à mesure des discussions et des débats qui animent la communauté du coworking à travers le monde, un certain consensus s’est peu à peu dessiné autour des valeurs spécifiques au coworking. Les réflexions ont été menées par des acteurs tels que Citizen SpaceIndy Hall, ainsi que par les membres de la communauté du Coworking Group.

Ces échanges ont abouti à la définition de valeurs centrales du coworking qui peuvent être résumées en 5 piliers :

L’objectif des billets qui suivent sera de détailler, de préciser ce que recouvrent ces valeurs, ce qu’elles signifient vraiment pour les acteurs du coworking et ce qu’elles impliquent à tous les niveaux de l’organisation et de la gestion de ces espaces collaboratifs.

Car il ne suffit pas d’affirmer des valeurs comme des déclarations de bonnes intentions ; celles-ci doivent être inscrites dans l’ADN du mouvement du coworking.

Je me suis inspiré d’une série d’articles très intéressants d’Alex Hillman que je vous remets ici :

1/ Durabilité

Super Green ?

Lorsque l’on parle de durabilité, de pérennité, on pense immédiatement aux effets écolos du coworking. Mutualiser les ressources et limiter les déplacements professionnels, c’est forcément écologique mais il me semble que là n’est pas le point central.  Plus exactement, l’aspect écologique semble tellement aller de soit qu’il ne peut pas véritablement être considéré comme une valeur en tant que telle. Etre un « acteur écologiquement responsable » aujourd’hui, c’est un peu comme dire qu’une entreprise place « l’efficacité » dans ses valeurs… C’est un bon objectif, mais pas une valeur pour elle-même.

L’indépendance est le meilleur gage de pérennité

A mon sens, être promoteur de la valeur pérennité, c’est avant tout s’assurer que ce que l’on fait doit pouvoir être fait aussi longtemps que nécessaire, c’est construire sur la durée. En d’autres termes, il s’agit de faire en sorte de ne pas dépendre de ressources extérieures pour se maintenir, grandir et prospérer.

Une communauté qui peut se nourrir elle-même est libre. Si elle n’y parvient pas, elle ne l’est pas. Tout simplement.

@JoelSalatin

Si l’espace de coworking n’est plus utile à ses membres, il s’éteindra ou évoluera naturellement et cela sera somme toute assez logique, mais une communauté qui est exposée au  risque de disparaître parce que son modèle dépend de facteurs externes n’est non seulement pas libre, mais elle n’est pas durable.

Lors de la création d’Indy Hall, Alex Hillman et Geoff DiMasi ont cherché à s’assurer de l’autonomie de l’espace. « Il faudra être en mesure de pouvoir couvrir nos charges et de se laisser une marge de croissance, grâce aux seules contributions des membres » se sont-ils dit.  « Ainsi ce sont les membres seuls qui auront en main leur destin et l’espace vivra tant qu’ils voudront qu’il vive ».

Relations Durables

Les relations qui naissent dans les espaces de coworking ont elles aussi vocation à être durables. A l’inverse des séances de Networking ou les speed dating entrepreneurials qui se terminent souvent par des discussions formatées et des distributions de cartes frénétiques, les relations entre coworkers se développent sur la durée, et se tissent au fur et à mesure,  sans obligations particulières.

Les espaces de coworking cherchent donc à se construire sur des bases solides. Ils privilégient la recherche d’autonomie à travers un business model viable et les relations vraies aux rencontres précipitées…

Je continuerai l’exploration des autres valeurs dans mes prochains billets. D’ici là, n’hésitez pas à réagir !

 

La Pyramide de Maslow du coworking

Vous souvenez-vous de la bonne vieille pyramide de Maslow que l’on vous a sans doute enseignée à l’école ? Vous savez, cette pyramide des besoins humains qui permet de les classer et de les hiérarchiser d’une manière dynamique … Si l’on en croit Maslow, les besoins situés à la base de la pyramide doivent être globalement satisfaits pour rendre possible la réalisation des besoins supérieurs.

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Mais qui sont les coworkers ?

Voici la Troisième partie des résultats d’un récent sondage sur le coworking de Deskmag. Il s’agit d’en savoir plus sur les coworkers.

Le nombre de coworkers dans le monde a considérablement augmenté l’année dernière avec une communauté ayant presque doublé durant cet intervalle. Voici l’un des enseignement que nous pouvons déduire des résultats du sondage de Deskmag. Cette partie de l’étude porte sur le profil des coworkers: qui sont-ils ? comment travaillent-ils ? combien gagnent-ils ?

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Ce que veulent les coworkers

Comme promis, voici la deuxième partie des résultats d’un récent sondage sur le coworking mené au niveau mondial par Deskmag. Cette partie porte sur les attentes des coworkers.

Les coworkers apprécient les espaces petits et interactifs. Ils attachent une grande importance à la flexibilité horaire et à la proximité de restaurants. La majorité des coworkers travaille quotidiennement dans leur espace et privilégie les accès 24h/24. Le « coworking visa » qui permet d’accéder à d’autres espaces à travers le monde présente un grand intérêt à leurs yeux. En revanche, la majorité d’entre eux n’attache pas une grande importance aux activités récréatives proposées. Voici quelques-unes des découvertes du premier sondage mondial, publié il y’a quelques jours par Deskmag.

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Pourquoi les Coworkers aiment leurs espaces

Amis Mutins :

Aujourd’hui, je vous propose la première partie des résultats d’un récent sondage sur le coworking mené au niveau mondial par Deskmag, un magazine en ligne qui s’intéresse aux nouvelles manières de travailler et aux espaces de travail alternatifs. Je remercie d’ailleurs Deskmag de m’avoir autorisé à traduire cette étude en exclu.

Sachez que 661 personnes (issues de 24 pays) ont été interrogées par Deskmag et ses partenaires.

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