Petite fable pour illustrer la Pyramide de Maslow du Coworking. Aujourd’hui notre héros s’appelle Jean-Michel ; il cherchait un bureau, il a trouvé la Voie.

Etape 1 : « j’ai besoin d’un cadre de travail efficace !»

Tout commence il y’a 2 ans lorsque Jean-Michel, freelance depuis 6 mois commence à sérieusement péter les plombs. Figurez-vous qu’il en a marre Jean-Mimi ! Marre de se connecter au wifi poussif du voisin du dessous, il en a par dessus la tête de voir son poste de travail systématiquement envahi de vêtements sales et de vieux pots de yaourt. Il en a ras le bol de sa chambrette étouffante et des bruits de sucions malsains de son vieux frigidaire. Il ne peut tout simplement pas travailler dans ces conditions.

Excédé, notre bouillant comparse se décide à chercher un endroit où il pourra travailler dans de meilleures conditions. C’est alors qu’un ami lui parle de coworking à vrai dire, lui-même ne connaît pas très bien le concept. Ce qu’il sait, c’est que c’est un endroit où il pourra poser son ordinateur pour bosser dans de bonnes conditions, sans engagement et pas cher. À ce stade, c’est tout ce que J-M recherche.

Lorsqu’il franchit les portes de l’espace, Jean-Michel ne s’attend donc à rien d’autre que de disposer de conditions matérielles de travail satisfaisantes. Jean-Mi est servi ; il dispose désormais de tout ce qui lui faut pour travailler ; un poste de travail dégagé, un wifi performant, une salle de réunion pour recevoir décemment, un espace vaste calme et agréable situé près de chez lui et de quoi se faire une petite bouffe à midi dans la kitchenette et les restos du coin.

Etape 2 : «Je me sens bien ici »

Voilà un mois que Jean-Mi fréquente régulièrement son espace de coworking et il commence à s’y sentir vraiment bien. Son espace ne ressemble ni à un bureau badant ni à son appartement encombré. C’est un endroit hybride où il fait bon vivre et travailler.

Très vite, il a rencontré des gens sympas et compétents avec qui il a pu échanger dans un climat de confiance. Enfin il peut parler de son travail avec des gens qui le comprennent et qui l’aident de leurs conseils. Il n’est plus seul et c’est tout de même rassurant…

Ce qui le rassure également, c’est que sa trésorerie reste toujours sous contrôle ; Jean-Mi ne paie que pour les jours où il est présent ce qui lui évite de supporter la pression de frais fixes locatifs.

Auparavant, Jean-Michou se faisait bien du soucis pour son avenir ; « mon projet sera il accepté par le client ? » « Serais-je payé en temps et en heure ? » « Ne suis-je pas en train de partir dans le décor ? ». Et personne n’était là pour le soulager de ses angoisses. Il stressait au point d’être rebaptisé «Force Fébrile » par ses potes alors qu’il préfère de loin le surnom de JeanMi… Mais de force fébrile, il est devenu force tranquille. Le fait de vivre avec d’autres indépendants, de partager leur quotidien et d’écouter leurs aventures l’a considérablement rassuré sur sa condition.

Etape 3 : « Check mon crew, mec ! »

Alors qu’il venait quelques jours par semaine, Il a décidé de prendre un abonnement au mois. Plus serein et plus efficace car mieux structuré, il s’est très vite senti d’humeur sociable. Dans son espace, il n’a pas tardé à multiplier les rencontres et les partenariats. Il a déjà mené plusieurs projets avec d’autres membres. Il participe régulièrement à des évènements organisés par la communauté comme la dernière soirée NumericTaRace où tout le monde se souvient encore avec émotion de son solo de claquettes. Il profite, lors de ses déplacements, d’un visa coworking qui lui permet de travailler gratuitement dans d’autres villes en France et à l’étranger.

Jean-Mimoufle fait désormais partie intégrante de la communauté et se dit que serrer la pince de ses amis le matin devant un bon café, c’est quand même mieux que de mariner seul dans son jus, hirsute et barbouillé dans la lueur blafarde de son écran d’ordinateur.

Jean-Michel comprend qu’en rejoignant son espace, il n’a pas simplement eu accès à de meilleures conditions de travail, il a intégré une communauté rassemblant amis, partenaires, clients, fournisseurs, conseillers et bien souvent tout cela en même temps.

Bref, il a résolu des problèmes qu’il n’avait pas lui-même totalement formalisées.

Etape 4 : « Un problème ? Je suis votre homme…»

En un an, Jean-Mimolle a pu mener à bien de nombreux projets, il a enfin l’impression d’exprimer pleinement son potentiel, ce potentiel qu’il avait parfois renié devant la solitude, l’incompréhension et l’indifférence qu’il devait endurer auparavant. Le fait d’avoir des gens qui reconnaissent ses talents change la donne.

Au sein de la communauté, John-Miky est reconnu sur les questions qu’il maitrise. Il est consulté sur de nombreux sujets et désormais, il anime un atelier de formation et peut lire l’admiration dans les yeux brillants des filles.

Etape 5 :«Deviens ce que tu es»

A la sortie de la conférence qu’il a donnée, MC JM s’accorde une petite balade dans les rues ensoleillées de Paris. La Seine coule toujours sous les ponts et les gens vont et viennent, emportant avec eux leurs joies et leurs peines, vers des destinations inconnues. Jean-Michel, pris d’un agréable vertige, s’assoit sur un banc et réfléchit : il a le plaisir de pouvoir transmettre ses connaissances et communiquer son énergie, les formations auxquelles il assite lui-même et les échanges constructifs qu’il entretien avec sa communauté lui permettent de continuer à progresser. Il est dans une bonne dynamique.

Il a escaladé la pyramide.

evolution

 

Author

William

5 thoughts on “L’Odyssée de Jean-Michel

  1. Naim on 14 avril 2011 at 16 h 27 min Répondre

    Encore un très bon article, j’en deviens jaloux 🙂

    1. Eric on 14 avril 2011 at 22 h 36 min Répondre

      Encore un très bon commentaire 😉 Content que ca te plaise

  2. T on 3 août 2011 at 9 h 03 min Répondre

    Excellent article, pétillant, frais; BD èsque …presque!
    Une auteure de nouvelles peut être?
    Keep on writing pls!
    Thierry

    1. Eric on 3 août 2011 at 15 h 18 min Répondre

      Merci cher T, ça fait très plaisir. On revient pour d’autres posts bien vite (avec l’été c’est un peu au ralenti 🙂 )

  3. Alain Tétart 60150 73 ans on 5 novembre 2012 at 16 h 19 min Répondre

    Sympathique histoire qui permet de voir un Jean Mimi content de pouvoir travailler comme il lui convient ,mais ….le puriste que je suis de ce brave Maslow,ne peut s’empêcher de poser une petite question toute simple , votre Jean Michel, a t’il une femme ou une maîtresse qu’il rencontre régulièrement pour partager le plaisir qu’il a à travailler dans un cadre adapté ?? l’amour, le sexe, la femme compte pour vingt pour cent dans les besoins physiologiques, et si ce trou est ouvert en permanence votre brave Jean MI laissera échapper le sable qui permet la construction de la fameuse pyramide, alors oui pour une mise en place pratique, mais ne pas oublier de « boucher le petit trou » pardon pour cette métaphore !!

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