Freelances, assurance, protection sociale, mutualisme, innovation… Assanatou Bouaré, responsable de la stratégie post-salariat au sein de Maif répond aujourd’hui aux questions d’Antoine.

MAIF est le parrain de cette première Freelance Fair, quelles sont les raisons de cet engagement ?

Aujourd’hui les freelances sont de plus en plus nombreux et représentent une part non négligeable de la population active. Or ces freelances sont loin de bénéficier des mêmes avantages que les salariés alors même qu’ils sont des entrepreneurs qui prennent des risques et qui osent innover. Maif connaît bien les freelances, avec lesquels nous travaillons de plus en plus, partenaires ou prestataires, ils font aujourd’hui partie de notre écosystème.

Nous avons appris à les écouter et à comprendre leurs besoins, leurs inquiétudes mais aussi leurs fiertés, et avons ainsi acquis la certitude que ces travailleurs indépendants doivent être protégés et accompagnés, de la même façon que peuvent l’être des salariés.

Il y a plus de 80 ans, des instituteurs ont fondé Maif parce qu’ils considéraient qu’ensemble ils seraient plus fort et mieux protégés. Ils ont mis en commun leur énergie, leurs ressources et leurs risques et cette aventure entrepreneuriale mutualiste a été un véritable succès. Aujourd’hui les freelances initient un mouvement comparable : ils s’unissent, ils s’organisent. Ces indépendants ne peuvent se permettre d’être isolés. C’est pourquoi ils rejoignent des communautés comme celle de Mutinerie pour y partager un espace de travail bien sûr, mais aussi pour y croiser leurs réseaux, pour échanger des bons plans, pour mettre en commun leurs compétences, pour vivre une aventure collective… bref pour mutualiser leurs ressources et mettre en commun leurs énergies. C’est parce que nous comprenons leur cheminement et que nous partageons leurs valeurs de travail, de communauté, d’entrepreneuriat et de solidarité que Maif se tourne vers les freelances pour accompagner et favoriser leur réussite.

assurance

Si la majorité des freelances le sont par choix, il n’en reste pas moins qu’une bonne partie d’entre eux doit faire face à une certaine instabilité. Jusqu’où Maif pourrait-elle les soutenir ?

Bien sûr, et c’est notamment sur cet axe que nous nous devons de les accompagner. Pour commencer en leur proposant les produits d’assurance dont ils ne peuvent pas faire l’économie et qu’ils connaissent souvent mal : responsabilité civile professionnelle, dommages aux biens, accompagnement et protection juridique, prévoyance, mutuelle santé. Des produits que nous maîtrisons parfaitement et que nous sommes en train d’adapter à leurs besoins. Ensuite, en construisant avec eux des produits nouveaux adaptés à leurs risques : des risques liés à un arrêt forcé de leur activité (grossesse, accident, maladie…) et à la volatilité de leur revenus. Et pourquoi ne pas pousser cette idée encore plus loin en leur proposant l’accès à des services spécifiques comme du mentoring, de l’aide administrative et juridique ou encore de la formation ? La Freelance Fair nous donnera l’occasion d’explorer ces questions.

Le web et les réseaux sociaux ont permis l’émergence de nouvelles communautés, pouvons nous imaginer qu’un jour les membres de ces communautés s’assurent entre-eux, en direct, sans passer par une compagnie d’assurance ?

On peut tout à fait imaginer que des individus d’un même groupe décident de mutualiser leurs risques mais pour que cette protection soit effective dans tous les cas de figure, il faut pouvoir s’appuyer sur une base importante et des ressources associées que toutes les communautés n’auront pas. Et même si la base est suffisamment large, il faut ensuite être capable d’évaluer les risques et le prix de leur couverture, il faut pouvoir traiter les litiges, solliciter les experts, autant de savoir-faire spécifiques qu’on ne trouve aujourd’hui que chez des professionnels. En revanche, on peut tout à fait imaginer voir ces communautés proposer une assurance spécifique à leurs membres en s’appuyant sur le savoir-faire Maif. Le travail que nous menons depuis des années auprès de startups partenaires comme Guest to Guest ou Koolicar va dans ce sens.

Mutinerie Freelance Fair

Author

antoine

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