Dans le futur il n y aura plus d’employés. C’est le titre d’un article récent de Techcrunch qui montre bien l’ampleur des mutations du monde du travail et les chiffres sont éloquents :

Uber c’est 2000 salariés pour 160 000 chauffeurs contractants

Microsoft aussi, qui pourtant n’est pas une plateforme, a presque autant de contractants que d’employés et cette tendance croit également dans presque toutes les entreprises classiques.

On estime que la part d’américains qui n’exerce pas de métier , représente 1/5ème du total de la force de travail.

Et quand ils travaillent comme salariés, les actifs de 25 ans ne restent en moyenne que 3 ans dans une entreprise tandis que ceux de 55 ans y passent 10 ans… C’est à dire que les salariés eux-même se transforment de plus en plus en contractants de court terme.

Empty office

La fin du salariat ?

Que se passe-il ? quelles forces sont à l’œuvre ?

Il se passe que le monde du travail et plus généralement, les manières de produire de la valeur sont en train de connaitre une révolution sans précédent dans l’histoire.

Il se passe que le travail ne rime plus avec un lieu, ni une équipe. Internet rend le travail de plus en plus nomade et permet d’abolir virtuellement les distances. Nos équipements électroniques sont les seuls capitaux pour beaucoup de travailleurs et se déplacent partout avec soi.

Il se passe que le travail s’organise désormais par agrégation ponctuelle de compétences entre tout le monde et sans limitation de distance.

Mais pour que ça marche il faut d’autres structures, pérennes et capables de miser sur le long terme. Les entreprises ont historiquement joué un rôle structurant, stabilisateur et formateur. Elles se sont attachées à former leurs employés, à leur fournir les outils et à leur prodiguer une stabilité financière. Elles ont créé du long terme, condition indispensable à tout progrès réel. Bien sûr, tout cela allait avec d’autres défauts et des conditions de travail loin d’être toujours particulièrement épanouissantes.

Au milieu de ces chambardements, comment se composera la force productive de demain ? A quoi ressemblera bientôt le monde du travail ? Richard Florida, et d’autres après lui voient l’avenir comme cela :

  • une minorité de « créatifs » (entrepreneurs, employés de startup, contractants indépendants d’élite)
  • un socle encore pérenne d’employés indispensables (grandes entreprises traditionnelles, personnel industriel, fonction publique)
  • une majorité de « contractants indépendants », de freelances externalisés et souvent précaires.

Les évolutions récentes ne leur donnent pas tort alors projetons-nous dès maintenant dans ce nouveau monde, essayons d’en comprendre les nouvelles règles et de prévoir aussi bien les améliorations immenses qu’il pourra apporter que les dangers qui pointent leur nez.

2) Demain tout ira mieux tu verras

Il est évident que le salariat est amené à perdre son rang de modèle exclusif d’organisation du travail, de lieu dominant de sociabilisation et d’élément structurant de la société. C’est même déjà le cas dans la plupart des métropoles occidentales.

Mais si l’on peut se réjouir de voir s’effacer les dérives de l’ancien monde du travail, il faut voir au delà du mythe bon marché qui voudrait ne voir dans ces changements qu’un progrès pour la liberté et la dignité humaine.  Oui, ce nouveau modèle d’organisation économique est plein de promesses mais la naïveté feinte ou sincère qui habille les discours des « disrupteurs » et des prophètes technophiles de l’économie nouvelle ne pourra pas masquer les dangers qui pèsent sur les conditions de vie des travailleurs de demain.

Demain tout ira mieux tu verras … Mais demain ne devient jamais mieux par magie.

Aucune technologie, aucun outil, aucun algorithme n’offre de solutions automatiques aux questions sociales, politiques et morales que chaque génération rencontre. Pourrait-on acter cette question une bonne fois pour toute ou faut-il que chaque nouveauté soit l’occasion de se bercer de la même illusion technophile ?

La fin annoncée du salariat, l’émergence d’une société d’indépendants s’appuyant sur les outils numériques, ne signifierait évidement pas la fin de l’exploitation, et la liberté virtuelle des contractants ne veut pas dire que chacun sera en fait libre de mener sa vie comme il l’entend. Il existe toutes sortes de moyens pour inciter quelqu’un à agir dans ses intérêts et dans un monde qui n’embauche plus, une bonne partie des indépendants ne le sont pas devenu par choix. A bien des égards, le prestataire est même plus dépendant du client que le salarié ne l’est de l’employeur, surtout si le client est gros.

Les entrepreneurs, les créateurs de startup sont des aventuriers certes mais n’oublions pas que l’immense majorité des aventuriers dans l’histoire ont été poussé par des circonstances difficiles .

Une partie significative des freelances n’a pas la vie facile. Théoriquement ils peuvent choisir leur horaires, théoriquement ils peuvent choisir leurs missions, théoriquement ils s’organisent comme ils veulent… Théoriquement.

En pratique, les freelances se retrouvent souvent seuls, travaillant chez eux dans de mauvaises conditions matérielles et sociales, en pratique, la pression financière les contraint parfois à accepter tout ce qui se présente et les attentes des clients limitent leur capacité réelle à choisir leur emploi du temps. Les conséquences sont le stress, le manque de temps disponible pour se former, l’isolement et l’impossibilité de se projeter à long terme.

the land of the freelance

Dans le modèle encore dominant, la protection des salariés, la reconnaissance des droits et les institutions protectrices qui forment le système social d’aujourd’hui sont le fruit de luttes et de beaucoup d’efforts. Ils résultent d’une laborieuse construction politique résultant d’arbitrages et de rapports de force.

Avant la révolution industrielle, la protection sociale dans un monde où les travailleurs indépendants étaient majoritaire (paysans, artisans …) était assurée par d’autres institutions ; les corporations de métiers, par l’église et par une solidarité organique très puissante au sein des familles et des villages. Elles étaient déjà des amortisseurs contre la violence économique incontrôlée qui a toujours existé et qui a besoin d’être encadrée.

3) Les nouvelles solidarités

Employé, employeur, actif, retraité, étudiant, chômeurs, CDI CDD, CSP+ OS … Tout le système social est basé sur votre statut professionnel; quelle est votre fonction et je vous dirais comment vous aider. Mais ces catégories s’effondrent d’un coup dans la nouvelle économie.

l’homme fonction du XXème siècle devient au XXIème un homme projets, tirant ses revenus d’activités diverses et changeantes; contrats courts, revenus complémentaires (AirBnB, Uber, Drivy, Youtuber, artisan sur Etsy …) avec des périodes sans revenu.

Entre le monde salarié et le monde des travailleurs indépendants, entre le travail traditionnel et l’économie « barbare » se crée un système social à deux vitesses. Les premiers aux statuts reconnus se voient attaqués économiquement mais sont défendus socialement, les seconds, sortis des fourrés, sont conquérants et échappent aux aides comme aux régulations. Finalement, tout le monde est perdant. Uber et les taxis s’écharpent, AirBnB et les hôtels se castagnent et l’Etat, arbitre impuissant au milieu des deux mondes assiste perplexe à ces échauffourées.

Taxi vs Uber

Un modèle social en remplace un autre mais la nécessité de l’union et de la solidarité persiste. C’est une question de bon sens économique, politique et moral. Au moment de la révolution industrielle, le monde du salariat était barbare car il rompait toutes les digues sociales protectrices (mais aussi parfois sclérosantes) sans que l’on puisse encore en créer de nouvelles. Le nouveau monde du travail est également barbare … Il devra nécessairement être civilisé.

Une société et une économie incapables d’avoir une vision de long terme, de miser sur le futur et de protéger correctement ses membres ne donne rien de bon sur les plans de l’innovation ou de la productivité, sans même parler de bien-être … Il n’est jamais bon de créer des sociétés de mercenaires.

Il faut aujourd’hui jeter les bases de ces nouvelles solidarités et les nouveaux systèmes sociaux qui prennent en compte ces mutations. Et ces solidarités seront à la fois organiques et mécaniques.

Dans les espaces de coworking, les incubateurs, les makerspaces et autres tiers-lieux, les indépendants de la nouvelle économie s’unissent, se connectent, se forment et s’entraident. Ils inventent la nouvelle civilisation du travail. Les indépendants inventent leurs outils, échangent sur des forums, créent du bien commun à travers l’open source, se réunissent entre contractants pour peser sur les plateformes dont ils dépendent. On voit naitre des initiatives comme Freelancers Union qui inventent des formes de mutualisme entre indépendants afin d’accéder à de meilleures conditions à la sécurité sociale, à un système de retraite ou à des assurances en cas de baisse d’activité.

Au niveau de l’Etat et des autorités centrales, il devient urgent de changer de modèle de protection sociale.

Puisque le statut ne veut plus dire grand chose, il faut désormais garantir les aides et protections sociales au niveau de l’individu et plus du statut professionnel. Il est nécessaire de créer des protections liées à la personne indépendamment de sa « fonction », et aussi des devoirs.

Il serait également utile de renforcer les recours des petits contractants face aux gros contracteurs en reconnaissant la responsabilité des plateformes et des rapports de force entre des partenaires qui n’entretiennent pas nécessairement un lien hiérarchique de droit mais un lien hiérarchique de fait.

Enfin, il faut retrouver une vision long terme, donner aux freelances et aux contractants la possibilité de sortir la tête de l’eau, de se projeter plus loin grâce à une plus grande stabilité financière et de se former tout au long de son parcours professionnel, d’améliorer son activité et d’être plus productif.

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William

19 thoughts on “L’entrepreneuriat subi

  1. Rastetter on 28 juin 2015 at 17 h 51 min Répondre

    Oui, il faut retrouver une vision à long terme.

    Ayant été salarié puis conseil indépendant dasn els TIC depusi 1984, j’ai une certaine expérience du sujet…

  2. Pierre Limouzin on 29 juin 2015 at 10 h 51 min Répondre

    Vous ne semblez pas tenir compte d’une  »innovation » économico-politique très favorable à cette nouvelle forme de structuration ou déstructuration du  »travail-revenu » : Le Revenu Universel de Base. Celui-ci découple le revenu (minimum vital), du travail … Et favorise considérablement ainsi une souplesse dans l’activité dépendante des contrats … Sans rentrer dans le détail de la structure du Revenu Universel de Base, sachez que ce principe à quelques nuances près, est défendu autant par des gens de droite que de gauche. Et, a été toujours confirmé dans sa validité et ses effets bénéfiques sur l’économie et les populations, comme l’ont démontré les différentes versions testées du Canada à l’Afrique du Sud en passant par l’Iran.
    Le problème n’est pas de savoir si l’on va changer les modalités du salariat et comment, mais bien, QUAND ? !
    Le processus est en cours, les moyens existent et ont été testés, ce n’est plus qu’une question de changement de paradigme, pour que cela se concrétise de manière rationnelle et non plus ponctuelle, voir aléatoire et discriminatoire (RSA) !

    1. William on 29 juin 2015 at 11 h 12 min Répondre

      J’ai évidemment dans le coin de mon esprit, l’idée du revenu de base quand je dis qu’il faut baser la protection sociale au niveau de l’individu et non de la profession. Avec des revenus qui peuvent désormais fluctuer tant d’une année à l’autre, voir d’un mois à l’autre, un revenu de base a du sens. Mais il existe également d’autres solutions qui méritent aussi d’être étudiées et qui peuvent aider à court terme. Pour le moment, le revenu de base me parait nécessiter un tel changement de paradigme que je ne vois pas comment, sauf crise majeure, il pourrait être mis en place.

      1. Mélu on 3 juillet 2015 at 21 h 56 min Répondre

        Et bien William, il semble que la crise majeure soit là (ce qui me semble être le cas, par ailleurs) parce que d’une part, la Finlande va tester l’allocation universelle/revenu de base http://www.moustique.be/13085/allocation-universelle-la-finlande-fait-le-test
        et aussi Utrecht (Pays-Bas, donc) http://www.independent.co.uk/news/world/europe/dutch-city-of-utrecht-to-experiment-with-a-universal-unconditional-income-10345595.html
        😉

        1. William on 4 juillet 2015 at 10 h 21 min Répondre

          C’est un sujet sur lequel je ne demande qu’à avoir tort Mélu !

  3. coco on 29 juin 2015 at 21 h 10 min Répondre

    La personne qui a écrit a du avoir une mauvaise expérience en Free … je ne me retrouve pas du tout dans le portrait du galérien décrit .. non seulement je choisis mes dossiers mais mes revenus ont bondi ….

    1. William on 30 juin 2015 at 11 h 26 min Répondre

      La personne qui a écrit est aussi confondatrice de l’espace de coworking de Mutinerie, une experience absolument fabuleuse et est entourée tous les jours de Free et d’entrepreneurs ! J’ai écris beaucoup sur les avantages et les vertus du choix de vie d’indépendant, que je vis et me fait vivre, mais je sais aussi que ce n’est pas si facile ni aussi idylique qu’on veut bien le dire …

      1. coco on 30 juin 2015 at 12 h 24 min Répondre

        tout à fait d’accord pour dire que ce n’est pas facile mais ce n’est certainement pas fait pour tout le monde non plus. Cela varie beaucoup selon le secteur également.
        cela étant je pense que c’est surtout dû au poids des traditions du salariat qui sont très ancrées encore, les mentalités vont évoluer et cela va devenir de plus en plus simple si ce n’est la norme je pense. Il faudra aussi rechercher un peu moins le petit confort auquel on a été habitué en France et essayer de vivre de facon un peu plus dynamique ca c’est pas donné à tout le mnde

  4. Marie Guyot on 30 juin 2015 at 13 h 54 min Répondre

    Malheureusement effectivement, les entrepreneurs que j’accompagne sont aussi de plus en plus nombreux à choisir cette voie en réaction à leurs expériences salariées… et non pour le plaisir qu’ils pourraient imaginer en retirer.
    Merci aussi de nous rappeler que c’est à nous de prendre en main cette situation. Oui, les choses changent et sont en train d’évoluer, oui, nous sommes parfois prisonniers de nos « gros clients » qui en profitent bien sur notre dos, oui, être indépendant ce n’est pas forcément que du bonheur… Mais nous pouvons nous retrousser les manches au quotidien pour cesser de subir, qu’il s’agisse de nos clients, du système ou de nous-mêmes.

  5. Pascal de novamedia on 30 juin 2015 at 14 h 14 min Répondre

    L’informatique a révolutionné le monde du travail et internet va le consumer en l’espace de 25 ans. nous allons vers une course à l’innovation qui ne cesse de tuer le travail et les emplois et le wo-working ira toujours plus en avant peut-être avec des personnes chez elles reliées a des écrans plus plats et plus grands d’ici demain. C’est une des facettes du progrès. quand tout sera géré par des ordinateurs, les humains n’auront qu’à bien se tenir ou faire des guerres pour s’occuper.

  6. Mutos on 30 juin 2015 at 14 h 38 min Répondre

    Venez du coté obscur, on a des cookies… et une fois que l’on y est, le chocolat est bien rationné et chacun s’étripe pour en avoir un bout…

    Trêve de plaisanterie, ce que je vois (« pas que », mais « aussi ») dans ce phénomène, c’est un contournement de la force du vivre ensemble de la part des plateformes. Un travailleur, isolé, est vulnérable, qu’il soit salarié ou indépendant. Salarier des gens, maintenant, se disent les grosses entreprises, c’est les parquer ensemble, au risque qu’ils se parlent entre eux et s’organisent pour défendre leur conditions de travail. Syndicats, négociations, respecter le droit du travail et les conventions collectives : empêcheurs d’exploiter en rond, toussa…

    Maintenant, comme c’est Internet, on a aussi la possibilité de se regrouper entre indépendants et de rester ensemble, bien que chacun derrière son écran… Mais on va vous dire que maintenant, petits scarabées indépendants, vous êtes passé dans la cour des grands : vous êtes devenus vous-mêmes des patrons et des patrons, ça ne se syndique pas… qu’ils vous disent, les grands patrons, eux-mêmes syndiqués dans le MEDEF…

    Alors, ce n’est pas impossible que dans quelques mois, je sois devenu frelance, mais je resterai syndiqué et je me battrai pour créer des syndicats, des assos, des groupement, des mouvement, brefs des trucs pour rassembler les freelances… Parce que c’est comme ça que ceux-ci peuvent se faire reconnaître et respecter par les grandes entreprises et l’État…

  7. Augustin on 1 juillet 2015 at 16 h 04 min Répondre
    1. William on 4 juillet 2015 at 10 h 20 min Répondre

      ah oui, chouette article Augustin !

  8. jcfrog on 7 juillet 2015 at 11 h 24 min Répondre

    Bonjour, vous parlez de réorganisation, de prise en compte des mutations mais vous ne parlez pas, me semble-t-il, de la plus importante: la disparition de l’emploi du à la robotisation.
    Freelance, entrepreneur, créatif ou ouvrier, peu importe, tout le monde sera dépossédé de la possibilité de travailler pour vivre. Ce n’est pas une question de statut ou de précarisation, c’est une disparition pure et simple d’un monde où on a besoin d’humains pour la « machine productiviste ».
    Le seul problème est alors politique: comment répartir les richesses sans emploi?

    1. William on 7 juillet 2015 at 11 h 46 min Répondre

      L’emploi peut disparaitre à cause de la robotisation mais je ne pense pas que le travail humain disparaisse. L’activité humaine n’est pas seulement une nécessite économique, c’est une nécessite sociale, morale et même esthétique !
      Il y aura à l’avenir encore besoin d’humains pour inventer des langages qui parlent aux hommes et aux machines, pour créer des choses nouvelles (car une machine ne peut créer sans qu’un homme lui ait donné des instructions préalables), pour s’occuper de leur congénères, de notre environnement, pour faire de l’art, de l’artisanat etc. Mais je suis d’accord avec vous sur le fait qu’il existe un problème croissant de répartition des richesses dans un monde qui ne fabrique plus d’emploi normés et qui est incapable répondre aux enjeux sociaux de ce nouveau monde.

      1. jcfrog on 7 juillet 2015 at 16 h 44 min Répondre

        « car une machine ne peut créer sans qu’un homme lui ait donné des instructions préalables »
        Je crains hélas que ce ne soit plus d’actualité. Je vous invite à visionner si pas déjà vu https://www.youtube.com/watch?v=7Pq-S557XQU

  9. david martin on 13 juillet 2015 at 12 h 10 min Répondre

    Hello William,
    très bon article, je partage tes préoccupations. Il est vrai que l’avènement de l’Homme projet n’ira pas sans difficulté et notamment le spectre d’une précarité croissante point à l’horizon. Sans doute cette incertitude quant à la régularité des missions (donc la constance des revenus) est le prix à payer pour une liberté accrue.
    Ce sont en tout cas des questions à se poser, même si l’on est un indépendant heureux, car cela deviendra un enjeu de société à mesure que l’entrepreneuriat se développera.
    Merci et bravo pour tes billets chaque fois fouillés et enrichissants.

  10. Le monde du travail selon Uber - Aheadlines on 9 octobre 2015 at 19 h 14 min Répondre

    […] ancienne et nouvelle économie ne réglera pas le problème », analyse William Van de Broeck dans un article consacré à l’entrepreneuriat subi sur le blog de Mutinerie. L’emploi classique est partout en recul, l’auto-entrepreneuriat, sur […]

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