Déjà deux mois que Mutinerie s’est installée au 29 rue de Meaux, l’occasion de faire un rapide point. Nous vous livrons en vrac quelques observations qui serviront peut être à d’autres espaces de coworking.

D’abord quelques chiffres. Après deux mois d’activité, Mutinerie près de 75 membres qui se répartissent comme suit :

– 5 Résidents

– 10 Illimités

– 17 Flex (10j/mois)

– 26 Light (4j/mois)

– 17 Basic (1j/mois)

Le choix de la flexibilité

Depuis le début nous avions souhaité offrir un grande flexibilité aux coworkers. Cela signifie à la fois pouvoir choisir le nombre de jours de présence (et ne payer que pour ces journées) et avoir la liberté de mettre fin à son abonnement le plus simplement possible (pré-avis d’une semaine). Ce modèle de bureaux ultra flexibles n’est généralement pas ce que les gens cherchent en premier lieu (formule non conventionnelle) et il n’était pas forcément évident à défendre. Ce modèle est d’autant plus délicat lorsqu’on se fixe comme premier objectif la cohésion du groupe et la construction d’une communauté de valeurs et de confiance. Il s’agissait donc d’éviter l’écueil du « je viens, je paie, je me casse », genre de mercenariat froid que l’on retrouve traditionnellement dans les centres d’affaires.

On en revient toujours au même point : comment être effectivement libres et ensemble ?

C’est, entre autres pour cette raison que nous avons souhaité conserver la logique d’abonnement mensuel. Comme nous l’expliquions il y a un mois lors de notre premier bilan, cet engagement envers la communauté mais aussi envers sa conscience nous semble mieux correspondre à l’esprit de Mutinerie qu’un système de crédit qui s’apparenterait plus à un fonctionnement de cybercafé ou de centre d’affaires.

Deux mois après l’ouverture, force est de constater que nous ne nous étions pas trompés sur l’intérêt des travailleurs d’aujourd’hui pour la flexibilité comme en témoigne le succès des forfaits Flex (10j/mois) et Light (4j/mois). Le travail n’est plus un lieu mais ce que l’on fait et tout le monde n’a pas nécessairement besoin d’être présent tout les jours au même endroit. Ce qui compte avant tout c’est l’accès que l’on peut avoir à certaines ressources et les gens de qui on a envie de s’entourer.

Ce constat peut surprendre. En effet, on remarque souvent dans les espaces de coworking une tendance à la résidentialisation des membres. Autrement dit, les postes résidents sont de plus en plus nombreux à mesure que l’espace de coworking vieillit. Cela semble plutôt intuitif dans la mesure où les coworkers ont tendance à s’enraciner et où les gérants d’espaces encouragent cette résidentialisation pour des raisons pratiques aisément compréhensibles (besoin de pérenniser les paiements d’abonnements en favorisant les forfaits plus engageants, gestion opérationnelle plus simple que pour les abonnement flexibles…).

Notre expérience nous confirme néanmoins qu’un modèle flexible a toute sa place dans les paysage du coworking et que celui ci est totalement compatible avec la logique de communauté inhérente à tous vrai projet de coworking.

La communauté s’organise de fait autour de plusieurs cercles de proximité qui correspondent souvent à la fréquence de présence des différents coworkers. Ce sentiment de communauté est renforcé par l’outil de travail collaboratif que nous utilisons (Yammer) qui permet à chacun de rester connecté au groupe et à la vie du lieu même lorsqu’il ou elle n’est pas présent sur place.

war room Mutinerie Coworking Paris

L’organisation des espaces de réunions

Cette réflexion sur la flexibilité et le constat d’une certaine faiblesse de notre offre résident (bureaux moins lumineux que les bureaux nomades, décor moins poussé à ce stade) nous ont amené à repenser l’organisation de l’espace.

L’espace résident du fond va donc devenir une salle de réunion. Nous aurons ainsi trois salles ouvertes à la réservation, indépendantes du reste de l’espace : la war-room (la salle de réunion actuelle), l’agora (dans la cave) et le salon privé (la nouvelle salle de réunion). Ces trois espaces répondent à trois besoins différents

– La War-Room (la salle de réunion actuelle) : qui deviendra une salle de brainstorming ultra dynamique destiné aux réunions courtes (entre 30mns et 2h) et intenses privilégiant la position debout. Les murs deviendront de vastes tableaux où vous pourrez jeter vos idées et échafauder vos plans. La war-room pourra accueillir une douzaine de personnes. Le but c’est que vous en sortiez la tête farcie, complètement vidé après avoir tout donné.

– L’Agora (la cave) : qui prend forme et qui s’organise comme un petit forum. Elle est idéale pour les débats et assemblée jusqu’à 20 personnes. C’est en quelque sorte l’assemblée mutine. L’ambiance sous-sol et le décor singulier devraient désinhiber les plus réservés d’entre vous.

– Le Salon (la nouvelle salle de réunion) aura vocation à accueillir des travailleurs habituellement dispersés qui voudraient se retrouver tranquillement dans un même lieu afin de travailler ensemble ponctuellement. On y trouvera un petit salon confortable et une grande table de réunion. Cette pièce permettra de s’isoler du reste de l’espace et de mener des sessions de travail collectifs pendant une demi-journée ou une journée. Elle pourra accueillir une douzaine de personnes.

*Ces trois salles sont équipées pour des projections.

Dans le cadre de ce grand ménage de printemps et pour rendre notre offre plus cohérente, nous avons aussi revu les prix des forfaits résidents et illimités. Le forfait résident passe de 390€ à 340€ et le forfait illimité de 290€ à 250€ (prix HT mensuels).

Author

Antoine van den Broek

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