Nous avons récemment écrit un article comparant le coworking et la permaculture. Tous deux raisonnent en terme d’écosystèmes. Ils ne cherchent pas à standardiser, uniformiser, contrôler. Au contraire le gérant d’espace comme le permaculteur s’efforcent de créer les conditions nécessaires à la réussite. Tout cela peut sembler abstrait mais c’est pourtant très concret. Laissez moi vous racontez une histoire qui illustre parfaitement ce de quoi nous parlons. 

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Histoire d’écosystèmes

Nous avions rencontré Guilhem Chéron, cofondateur de La Ruche Qui Dit Oui il y’a de cela 4 ans, alors que le projet était en gestation, lors d’un « hold-up » Makesense (une communauté mondiale de « gangsters » qui aident les entrepreneurs sociaux à relevé des défis). Christian Vanizette, fondateur de Makesense, était le tout premier coworker de Mutinerie ! C’était donc naturellement que nous avions assisté à ce brainstorming sur le projet de la ruche. Le courant est passé avec Guilhem et nous sommes devenus proches et avons suivi nos projets respectifs avec beaucoup d’intérêt.

Un an plus tard, quand nous nous installions dans nos locaux du 29 rue de meaux, c’est tout naturellement que nous décidions donc d’ouvrir une Ruche à Mutinerie (pour vous abonner c’est par là :)). Nous avons accueilli régulièrement les équipes de la ruche en détresse lors de leur coupures d’internet, ou pour divers évènements. Plusieurs employés sont devenus amis avec la communauté mutine.

Récemment, nos amis de la ruche qui dit oui ont rassemblé tous leurs gérants de Ruches dans un superbe lieu pour « Le Grand Rassemblement ». La Ruche Qui Dit Oui fait appel aux talents du grand Stefano Borghi pour couvrir l’évènement (découvrez les photos par ici, elles valent le détour). Stefano Borghi est photographe mais également cofondateur de Copass dont l’équipe travaille régulièrement de Mutinerie et où il a rencontré les équipes de La Ruche. L’une des participantes à cette grande migration est Cécile, membres du fameux « crew » de Mutinerie et en charge de gérer notre ruche.

Toute la signalétique de l’évènement est faite à la découpeuse laser par les très talentueux Superlipopette. Ils se trouvent que Superlipopette s’est installée à Mutinerie Village et mets en place un futur fablabs là bas. La Ruche Qui Dit Oui y avait d’ailleurs passé une semaine avec son équipe quelques semaines auparavant.

Signalétique

Cette histoire dépasse de loin Mutinerie ! C’est la beauté du coworking. La Ruche Qui Dit Oui utilise en effet Copass, le premier réseau mondial d’espaces collaboratifs (coworking, fabalbs, coliving…) indépendants, pour laisser ses équipes travailler depuis les centaines d’espaces de coworking répertoriés sur Copass. Certains travaillent à Agora et Betahaus à Berlin, d’autres à la Cordée à lyon, plusieurs se rendent fréquemment à Makers of Barcelona, travaillent quelques jours à Marseille ou La Rochelle, Madrid et bien d’autres villes… De nombreux espaces sont aussi devenus des Ruches !

La Ruche Qui Dit Oui utilise en effet Copass, le premier réseau mondial d’espaces collaboratifs (coworking, fablabs, coliving…) indépendants

La Ruche Qui Dit Oui a naturellement compris et adopté la logique d’écosystème. Elle a su s’y insérer, apporter sa contribution et se développer au sein des écosystèmes porteurs. Nous avons vu  de nombreuses initiatives se reposer sur les formidables communautés mises en place par les espaces de coworking pour grandir. Ouishare, blablacar, kisskissbankbank en sont des exemples.

Vu de l’extérieur, personne ne fait vraiment le rapprochement entre toutes ces personnes et ces projets. Personne ne voit les points communs entre ces gens et leur parcours. Des histoires comme ça nous en voyons quotidiennement. Plus de 75% de nos membres ont déjà travaillé ensemble. Chaque jour des annonces de bon plans et de projets circulent sur notre groupe Facebook. Nous avons accueilli la toute première Disco Soupe (Stefano est aussi à l’origine de nombreuses photos de Disco Soupe),  le premier Storycode, les premiers Ouishare Talks et Summits, le premier Hack The Bank et Startup Africa…

disco soupe

Nous ne sommes pas directement responsable du succès de ces initiatives. Nous avons simplement participé a créé les conditions qui ont permis l’éclosion de ces idées. Et nous en sommes fiers. Ce n’est qu’un début. Nous soutenons activement Copass qui porte aujourd’hui cette dynamique a un niveau international en connectant tous ces écosystèmes locaux et en laissant les copassers « butiner » d’espace en espaces.

Voilà ce qu’il se passe quand un écosystème fonctionne. Le destin de Mutinerie est lié au destin de nombreuses personnes et initiatives autour de nous.

Considérer simplement le marché du coworking par le nombre d’espaces, de coworkers, et l’argent dépensé dans ces espaces, c’est aussi stupide que de ne considérer les abeilles que comme des productrices de miel. Le marché du miel dans le monde est un marché, d’environ 4 milliards d’euro, mais sans les abeilles, on estime que c’est 30% de la production agricole totale qui disparaitrait. Ce qui représenterait une perte de 1000 milliards d’Euro !

photos par Stefano Borghi

Author

Eric

2 thoughts on “Quand on vous dit que le coworking est un écosystème !

  1. Celine Langlois on 10 novembre 2014 at 12 h 51 min Répondre

    Comment vous dire… Cela me met en joie de bon matin. Merci. Vraiment.

    1. William on 12 novembre 2014 at 3 h 13 min Répondre

      Jwa de viv’

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