Rester motivé, c’est une question de volonté bien sûr, mais c’est aussi, et dans une large mesure, une question d’environnement. Afin de mieux comprendre comment le coworking peut stimuler la productivité des indépendants, revenons sur les déterminants de la motivation que nous avions mentionné dans notre infographie du vendredi.

Le livre « Driven: How Human Nature Shapes our Choices »  définit quatre grands leviers de la motivation :

Acquérir

  • Avoir une rétribution visible qu’elle soit matérielle (argent, avantages en nature) ou immatérielle (compliments, reconnaissance…)

Nouer des liens

  • Pouvoir nouer des liens collectifs (sentiment d’appartenance à un groupe) et individuels (amitié, relations privilégiées).

Comprendre

  • Pouvoir donner du sens à son travail et avoir le sentiment de progresser, de maitriser toujours plus de choses.

Etre protégé

  • Etre défendu des menaces externes (conflits fournisseurs, clients, prestataires) et des menaces internes (jeux de pouvoir, collègues crapuleux …)

Il existe un dosage optimal différent pour chacun des membres d’une entreprise. Certains vont être plus sensibles à la reconnaissance sociale, d’autres vont être davantage stimulés par le besoin de comprendre le sens de leur travail ou par le sentiment de progression permanente. D’autres peuvent avoir avant tout besoin de se sentir protégé… C’est pourquoi le manager qui souhaite entretenir la motivation de ses équipes doit d’abord comprendre les besoins de chacun et s’efforcer de les satisfaire tout en tenant compte de ses contraintes propres.

Tant bien que mal, les entreprises traditionnelles utilisent ces leviers pour stimuler la motivation de leurs salariés. Elles peuvent par exemple organiser des séances de team building, de la formation continue, des voyages, des séminaires mais le plus efficace aux yeux des managers reste sans conteste le levier financier.

65% des managers américains pensent que l’argent est le principal levier de motivation pour leurs employés contre … 18% des employés en question …

Ce chiffre illustre le décalage de perception qui existe actuellement entre les managers et leurs employés.

Ce décalage est sans aucun doute la cause de bien des tourments au sein des entreprises, il est également responsable d’un bon nombre de démissions. Mais lorsque l’on quitte la structure de l’entreprise pour se lancer à son compte, on s’aperçoit vite que, livrés à soi-même, dans une nature pleine de tentations et de pesanteurs, il est difficile de garder la foi tous les jours.

Au début, on est heureux de retrouver du sens à son travail et de ne plus être exposé aux aléas de politiques internes qui existaient dans notre ancienne entreprise. Mais l’on se rend compte progressivement que c’est l’environnement qui fait défaut et qui vient entamer la motivation. Trop souvent, le travailleur indépendant se retrouve seul dans son appartement, sans réelles relations sociales et sans le soutien d’un cadre protecteur.

 

carotte

 

On entend souvent dire que c’est une contrepartie naturelle de la condition d’indépendant mais cela n’est pas une fatalité ! les indépendants à la recherche d’un environnement plus motivant peuvent désormais avoir recours au coworking.

J’ai repris les quatre leviers évoqués ci-dessus pour essayer de mieux comprendre comment le coworking peut permettre de stimuler la motivation des indépendants. En voici le résultat :

Acquerir

  • On a tous besoin d’un petit message de soutien, d’encouragement, de félicitation de temps à autre… mais lorsque l’on travaille seul, ce n’est pas forcément évident à obtenir. Ceux qui rejoignent un espace de coworking peuvent bénéficier de ces petites attentions, d’autant plus stimulantes qu’elles proviennent de professionnels qui savent de quoi ils parlent.
  • Selon l’étude de Deskmag, plus de 42% des coworkers disent avoir augmenté leurs revenus depuis qu’ils ont rejoint leur espace contre seulement 5% qui ont vu leur revenu diminuer. Rejoindre un espace, c’est donc maximiser ses chances de bénéficier d’une meilleure rétribution matérielle.

Nouer des liens

  • Quoi de mieux qu’un espace de coworking pour nouer des liens ? Ces endroits sont fréquentés par un grand nombre de personnes passionnées, d’horizons différents, qui sont les mieux placées pour comprendre votre condition et qui recherchent eux aussi à échanger et à partager.
  • Autre avantage de taille par rapport à l’entreprise, ces liens seront plus sains, car non distordus par des jeux de pouvoirs ou des rapports hiérarchiques.

Comprendre

  • beaucoup de coworkers ont choisis de devenir indépendant pour donner plus de sens à leur travail, ce sens qu’ils n’ont pas pu trouver dans les grandes structures d’entreprises. Au sein de leur espace, ils peuvent non seulement conserver tout le sens de leur travail mais ils peuvent en voir les répercussions réelles sur la communauté en partageant leurs projets avec les membres
  • Par ailleurs, les conseils dont ils peuvent bénéficier, les formations, les conférences et les évènements auxquels ils peuvent assister leur permet d’entretenir une dynamique de progrès et d’acquisition de compétences qui est un levier essentiel à la motivation sur le long terme.

Etre protégé

  • Puisqu’il est constitué d’indépendants menant leurs projets librement, un espace de coworking est structurellement à l’abri des luttes de pouvoir qui minent parfois la motivation des salariés.
  • L’union fait la force. Les membres d’une communauté de coworking se soutiennent et s’aident mutuellement. Ils mutualisent leurs ressources, connaissances et réseaux. Les coworkers sont donc mieux armés pour faire face à l’adversité.

 

willingness-and-motivation

Un espace de coworking permet donc à chacun de pouvoir y piocher les leviers de motivation qui lui manquent avec un avantage majeur par rapport aux entreprises ; celui de pouvoir en bénéficier librement, à tout moment et sans engagement.

Author

William

4 thoughts on “Coworking : dope ta motiv

  1. César on 19 avril 2011 at 9 h 10 min Répondre

    Excellent article, les ingrédients essentiels sont là, rien à dire ça donne envie.

    Juste je reviens sur les derniers mots de ce billet, « sans engagement ». Alors évidement j’adore, car « sans engagement », ça veut dire sans contraintes, « émancipation de la contrainte », c’est le sentiment de liberté, la « liberté chérie ». Mais je crois aussi que l’engagement est un socle, une valeur que je n’ai pas envie d’oublier.

    Et pour finir ce billet sur une note d’humour je laisse la parole à un artiste vraiment engagé, Florent Bruel : http://www.youtube.com/watch?v=0HXLPY6hwSc

  2. César on 19 avril 2011 at 9 h 20 min Répondre

    si quelqu’un sait comment enlever cette p…n de photo de moi en train de dormir je serai super reconnaissant (fini les mauvaises blagues sur les geeks, c’est eux les boss) j’ai un macbookair 11 pouces, et je ne sais pas d’où sort cette photo ni comment l’enlever !

  3. Eric on 19 avril 2011 at 9 h 39 min Répondre

    Haha merci Cesar pour Brunel. L’en ie me titille de ne pas te dire d ou sort ta photo mais je serais magnanime. C est ton « gravatar » que tu as du te créer il y a un bout de temps et qui te colle au fesse. Fait quelques recherches sur internet et tu devrais trouver 🙂

  4. GrandPalabreur on 19 avril 2011 at 11 h 07 min Répondre

    putain de gravatard. comme il est mignon 🙂

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