Working on the beach

10 règles pour bien travailler n’importe où

Qui parmi les freelances, indépendants ou entrepreneurs n’a jamais rêvé de voyager dans un endroit lointain tout en continuant à travailler ? Cette possibilité, encore impensable il y a 15 ans est devenu tout à fait accessible techniquement (un ordinateur, un téléphone portable et… Internet suffisent à beaucoup). On voit donc se développer une population croissante de digital nomads ainsi que des voyages mêlant travail et tourisme, phénomène que l’on désigne parfois par le vilain terme de workation.

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team coworking

5 bonnes raisons de faire du coworking avec son équipe

On observe aujourd’hui de plus en plus de demandes de petites entreprises souhaitant travailler au sein d’un espace de coworking, soit parce qu’il s’agit de coworkers dont la structure s’est agrandie, soit de jeunes entreprises qui perçoivent l’intérêt qu’elles ont à faire partie de ces écosystèmes. Certains espaces commencent à aménager des parties privatives pour les équipes où elles peuvent mener leurs activités tout en étant connectées à l’environnement large et fécond du coworking. Notre espace située dans le 14ème arrondissement offrira d’ailleurs ces nouveaux services.

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Captain America France

5 things to know before starting a company in France (when you are American)

Daniel Haug is an American who has been living in France for the last seven years and coworking in Mutinerie for the last two years.  He came to France to study Mathematical economics, but in 2009 he changed course and started a GMAT preparation company, vinciaprep.com. Over time, his company has grown from doing just GMAT courses to providing help with the entire MBA application package including CV editing, essay writing, and mock interviews. With his five years of experience of running a company in France we thought it would be interesting to see what he had to say about business in France and here is his response:

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White Lynx

Les 10 erreurs à ne pas faire en référencement

Sébastien Camus est coworker à Mutinerie et fondateur de White Lynx; expert en webmarketing et en référencement naturel. Aujourd’hui, il dresse la liste des erreurs à ne pas commettre lorsque l’on souhaite améliorer sa visibilité sur le web.  Alors si malgré vos efforts, votre site stagne des les tréfonds obscurs d’internet, si vous avez l’impression que Google a une dent contre vous, lisez cet article …

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Live work play

Comment travaillera-on dans 10 ans ?

 Nos modes de travail sont à l’aube d’une révolution radicale. Une révolution susceptible de modifier en profondeur l’organisation de nos sociétés et la conception même du travail. On aspire à travailler différemment, on ressent le besoin de s’organiser autrement et partout dans le monde, des initiatives émergent et proposent des alternatives viables. Evoluant au coeur de ces nouveaux modes de travail depuis plusieurs années et ayant la chance de pouvoir mener des recherches autour de ces questions, je vous propose un tour d’horizon des principales mutations à venir dans nos façons de travailler  :

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“J’appelle un ami” La mobilisation du réseau chez les entrepreneurs

Pour cet article, nous inaugurons un projet que nous avions en tête depuis longtemps; faire participer des coworkers à la rédaction et à la publication d’articles de notre blog. Merci à Thérèse de s’être prêtée la première à cet exercice. Thérèse est arrivée début 2013 à Mutinerie, elle est diplômée en conseil et gestion du changement. Son parcours d’étudiante est tourné vers la sociologie et la science politique, connaissances sur lesquelles elle s’appuie pour écrire ses articles et nous apporter des clés de compréhension du monde des startups et de l’entrepreneuriat. Monde qu’elle pratique elle-même puisqu’elle travaille actuellement pour Jogabo, plateforme de mise en relations et d’organisation de matchs de football amateurs; une start-up rencontrée il y’a plus d’un an et demi, alors que Mutinerie occupait précairement ses premiers locaux rue Oberkampf…

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Start-up Weekend à Mutinerie

No Talk, all Action ! Tel est la devise.

« 54 heures pour créer une entreprise » : c’est en quelques mots le principe des Startup Weekend. Les entrepreneurs, développeurs, graphistes se retrouvent le temps d’un week end dans un même lieu et partent à partir d’une idée, pour la transformer en projet de société. Les participants ne se connaissent pas. Ils doivent construire une équipe complète pour ensuite le dernier jour, présenter à un jury professionnel un projet aboutit.

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Evoluer en Terre Inconnue

Rares sont les moments où l’histoire suit un déroulement linéaire et prévisible. Rares sont les business plans qui se réalisent fidèlement. La plupart du temps, l’incertitude règne ou des évènements perturbateurs viennent déjouer les stratagèmes les plus subtils… La période que nous traversons a toutes les chances d’être particulièrement agitée et imprévisible, rares sont ceux qui savent à quoi ressemblera le monde dans cinq ans …

Dans cet environnement, comment se positionner et comment se projeter dans l’avenir efficacement ?

Comment agir efficacement lorsque l’on se retrouve « without model » ?

Une bonne question à se poser dans les environnements imprévisibles est « que nous reste-il lorsque l’on s’aventure dans des zones vierges et que les schémas, les repères et les conventions qui prévalaient jusqu’à lors ne s’appliquent plus ? Sur quoi peut-on encore s’appuyer dans ces environnements incertains ? »

Pour y répondre, prenons le cas d’Ernest Shackelton, un explorateur britannique qui a réussi l’exploit de survivre un an et demi au milieu de l’antarctique sans perdre aucun de ses hommes.  Son plan justement était de traverser l’Antartique en passant par le pôle sud. Malheureusement, l’Endurance  son bateau qui devait débarquer l’équipe d’explorateurs s’est retrouvé pris dans les glaces et au bout de quelques temps broyé par celles-ci. A l’issue d’une aventure épique, ponctuée d’exploits impressionnants, Shakelton parvint à rejoindre la Georgie du Sud à bord d’une chaloupe pour trouver des secours… L’aventure de l’expédition Endurance mérite largement le détour et le cas de Shackelton mérite d’être étudié plus profondément.

Le style comme un moyen de naviguer dans l’inconnu

Recherche Hommes pour voyage hasardeux, faible rémunération, froid mordant, longs mois  dans l’obscurité, danger permanent, retour incertain. Honneur et reconnaissance en cas de succès.

Annonce de recrutement pour l’expedition Endurance de Shakelton.

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Shakelton savait qu’il allait mettre les pieds dans l’imprevisible, qu’il s’attendait à l’inattendu et qu’il était dès le départ honnête avec ses collaborateurs ! Il n’était pas victime du triste syndrome de l’Illusion de la Maitrise.

L’illusion de la maitrise

Face à la complexité d’un environnement et à l’angoisse qu’elle génère inévitablement, le travers le plus fréquent de notre époque est de tenter de se réfugier dans les statistiques et les analyses interminables nous donnant l’illusion de maitriser notre environnement. Le meilleur exemple que je connaisse est encore le power point délirant produit par l’Etat Major américain en Afghanistan qui résume la situation du pays en … 326 points (reliés par des flèches) ! « Quand on aura compris cette présentation on aura gagné la guerre ! » déclara le général devant l’immonde graphique ! Ce syndrome se retrouve bien trop souvent dans les conseils d’administrations, dans les gouvernements, parmi les analystes financiers ou les journalistes spécialisés dont les prédictions se révèlent aussi fumeuses que celles de la Pythie en dépit de leurs abords rationnels et logiques !

Aux antipodes de cette logique, Shackelton prend acte du fait qu’il va entrainer son équipe dans des zones inconnues. C’est là sans doute l’attitude la plus sage, la plus honnête et la plus vraie. C’est en prenant acte des limites de la planification et en misant sur ses capacités internes qu’on s’engage sur les chemins du succès.

Loin de décourager les recrues, Shackelton reçut 5000 candidatures de volontaires, prêts à le suivre dans son aventure ! C’est donc qu’il avait su inspirer confiance, une confiance non pas basée sur des plans imparables mais sur les qualités du « Boss » et sur son style unique aujourd’hui souvent étudié comme l’un des plus grands leaders ayant vécu sur cette planète.

Le style, c’est l’homme

Perdus sur leur banquise, Shackelton et ses hommes ne peuvent plus compter sur grand chose pour se sortir du pétrin.  Il n’ont plus leur bateau, plus de cartes valides, plus de contact avec la civilisation, plus de repères …

Et lorsque les repères se sont effondrés, il reste que ce que vous êtes en dehors des « interférences » de l’extérieur; un mélange unique fait de valeurs, de visions, de sensibilité, d’expérience et de tempérament. Appelons cela le style !

Trouver son pôle Nord

Le problème d’une étude de marché, c’est qu’elle s’appuie sur un référentiel mouvant et non sur un point fixe. Les attentes du client par exemple peuvent changer rapidement de même que son pouvoir d’achat etc… Se reposer uniquement sur ces paramètres pour la conduite d’une entreprise est par conséquent dangereux. Où irait un navire s’il avait comme consigne de naviguer uniquement en vent arrière ? Certes il avancerait toujours vite, mais il n’irait nulle part car par nature, le vent ça tourne !

A l’inverse, si l’on choisi un référentiel stable, comme l’étoile polaire ou le nord magnétique, on peut se repérer et donc se diriger n’importe où. Avoir une vision claire, un style affirmé permet de créer ce référentiel car le style n’évolue pas ou très peu. Il est un parti pris, une manière de regarder le monde, d’envisager l’avenir, de considérer son prochain …

Le style résulte d’un parti pris subjectif, mais il permet de créer ce pôle Nord, ce référentiel permettant de se repérer dans les zones non balisées.

Peu importe que la boussole indique le Nord ou le Sud pourvu qu’elle indique un point fixe !

Peu importe que deux styles soient différents car ils permetteront tous les deux de naviguer dans l’inconnu et de donner de la cohérence à ses actions.

Shackelton est un exemple de stabilité, d’endurance, de fiabilité et de solidité. Alors que son équipage contemple avec effroi leur bateau se faire avaler par les glaces, sa réaction tint en une seule phrase mais tellement percutante : « So let’s go home ! » Shackelton inspire confiance et il est l’homme de la situation car il connait son « Nord » psychologique. Il est stable, solide et charismatique.

Agir sur le futur

Dans un monde où tout est connu, où le futur est certain, le style n’existe pas. C’est le règne de l’optimisation. Il existe un « one best way » immuable et les meilleurs sont ceux qui sont capables de s’y conformer le mieux possible. L’évidence, venue de l’exterieur, s’impose d’elle-même. Mais ce monde n’existe pas.

Devant cet état de fait, on peut chercher tout de même à approcher l’optimal unique qui nous échappe ou développer son propre référentiel. Ces deux aspects ne sont pas du tout incompatibles et peuvent être menées conjointement.

Ceux qui sont guidés par leurs propres visions, qui développent leur propre style peuvent devenir des réferences en cas de succès et seront alors imités par d’autres. Le référentiel créé n’est plus seulement le vôtre, il le deviendra pour ceux qui marchent dans vos pas car tout le monde a besoin de cette stabilité pour avancer. Si les gens s’alignent sur votre vision, il sera nettement plus facile de prévoir leur comportement et l’environnement s’en retrouvera moins incertain. Cela vous donne en outre le momentum, vous imprimez le rythme des choses; un atout vital pour tout stratège qui se respecte…

Plutôt que de chercher à entrer systématiquement en conformité avec son environnement, agir selon son style permet de mettre son environnement en conformité avec soi, de le stabiliser par ses propres actions.

Affuter son style

La première étude de l’homme qui veut être poète est sa propre connaissance, entière ; il cherche son âme, il l’inspecte, il la tente, l’apprend. Dès qu’il la sait, il doit la cultiver. Rimbaud

Arthur

Après avoir vu comment le style pouvait être un « outil de gestion » de l’incertitude efficace, il faut désormais apprendre à maitriser cet « outil », à l’affûter pour en faire une véritable boussole capable de nous orienter dans l’obscurité complète. Le travail sur le style ne suit pas les mêmes regles que n’importe quel apprentissage. C’est un travail sur soi, un travail de vérité qui s’avère le plus souvent éprouvant voire sanguinolent ! C’est enfin un travail que personne ne fera à votre place !

Se connaitre

Comme le dit Rimbaud, il s’agit d’abord de se connaitre à fond, de savoir quels sont ses valeurs, ses qualités, ses motivations profondes. Cela suppose de savoir se regarder en face, de prendre des risques, de se tester, de savoir qui nous sommes au-delà de ce que nous voudrions être ou de ce que la société aimerait que nous soyons. Il ne s’agit pas tant d’apprendre que de se retrouver.

Pour une entreprise, il est tout aussi important de mener ce travail d’auditeur, d’inspecter non pas seulement son mode de fonctionnement, mais d’aller chercher son essence et de la développer.

Si elle a une intuition, elle doit en faire une vision, si elle a un centre d’intérêt elle doit en faire une passion, si elle a une particularité elle doit en faire une identité.

Injecter du sens

Une fois accompli ce travail, nous sommes enfin armés pour repasser ce qui défile sous nos yeux au spectre de notre perception « nettoyée ». Nous devons chercher les significations possibles aux ombres qui s’agitent sur les murs de notre caverne et questionner constamment le sens de ses actions.

Pour une entreprise, il s’agit de questionner ses méthodes et son environnement au filtre de sa propre culture, de sa propre identité. Ses méthodes d’organisation sont-elles adaptées à sa culture où sont-elles une copie inconsciente de modèles préexistants, plus ou moins faux, plus ou moins efficients, plus ou moins applicable dans le contexte de l’entreprise ? Sa communication correspond-elle vraiment à ses valeurs etc ?

Epurer

De même qu’un grand peintre est capable en quelques traits de donner forme et vie à sa toile, une entreprise au style abouti doit savoir atteindre l’essentiel le plus simplement possible.

Lorsque Steeve Jobs reprit la tête d’Apple en 1997, il décida de concentrer son attention sur quatre produits et d’abandonner tous les autres. Ce n’est pas en suivant les avis d’études de marché qu’il prit cette décision (il ne faisait pas grand cas des études de marché) mais en se concentrant sur sa vision fondamentale : créer les ordinateurs les plus simples et les plus beaux possibles. Ainsi, au delà de toutes les « opportunités » que peuvent reveler les études de marché, il faut savoir s’en tenir à sa mission fondatrice et éviter la dispersion.

Devenir un compositeur

En construisant, l’architecte s’éloigne du plan et se rapproche de lui-même.

En pratique, on n’est jamais totalement sans repère, sans modèle. On évolue même presque tout le temps dans un univers plus ou moins balisé. Même au fin fond de l’antarctique, certaines lois restent identiques, certaines connaissances restent utiles… Avant d’être un explorateur, Shackelton était un excellent marin et un homme instruit qui avait une connaissance aigüe de l’Antartique. Le salut de son équipage tient évidemment de ces aspects.

Un grand joueur d’échec base 90% de ses coups sur des choses apprises, sur des stratégies qui ont fait leur preuves. Ce qui fait son originalité réside dans les 10% restants. C’est sa capacité à évoluer dans ces 10% en sachant abandonner les schémas de pensée habituels qui en fait un grand joueur.

Mais même dans un univers largement balisé, le style joue un rôle capital; il permet de sortir d’un état passif dans lequel nous ne sommes que des imitateurs aveugles à un état de compositeur, d’interprete qui joue en conscience et injecte ce qu’il est, son style dans une oeuvre préexistente. Lorsqu’un grand pianiste joue un air de Chopin, ll ne fait pas que repeter ce qui existe, il le transforme et le sublime. Un grand musicien est certes capable d’improviser et de composer mais il en est capable justement parce qu’il a parfaitement assimilé et intériorisé les principes des gammes et les classiques de la musique. C’est de cette manière qu’on doit utiliser la somme des connaissances et des savoirs-faire existants; en conservant sa propre essence et en agissant en conscience.

Des Espaces et des Idées

Je me suis souvent demandé pourquoi certains espaces, certaines villes ou certains territoires ont vu naitre tant d’idées nouvelles ou d’innovations en tous genres. Pourquoi certaines entreprises ont été, ou sont encore des terreaux à idées tandis que d’autres apparaissent incapables de proposer de véritables nouveautés? On pense à Athènes, cette cité si petite par sa taille mais dont la fécondité fut absolument stupéfiante à tous les niveaux (philosophiques, politiques, religieux, scientifiques …) au point qu’elle irrigue encore notre époque.

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Coworking : 5 atouts français

Individualisme, conservatisme, aversion au risque, culte du secret professionnel, voilà quelques-uns des traits de caractère pas très sympathiques souvent attribués aux français quand il s’agit de business… Des caractéristiques pas franchement compatibles avec le coworking, d’autant plus que notre mère patrie est encore à la traine dans ce domaine si nous la comparons à ses voisins européens. Pourtant, la France dispose de plusieurs atouts précieux qui nous laissent penser qu’elle pourrait elle aussi devenir une terre d’accueil pour les espaces de coworking. En voici quelques-uns.

1) Des précédents historiques

Avant même que le concept de coworking n’émerge véritablement, la France fut un temps un pays pionnier pour les communautés créatives.

De puissantes communautés ont commencé à se former en France pendant le siècle des lumières dans les cafés et les salons de certaines personnalités ( comme le café Procope ou l’hôtel de madame de Lambert). Des esprits éclairés s’y rassemblaient fréquemment pour échanger et débattre autour des idées progressistes de l’époque. A la veille des révolutions de 1848, les cercles de libres penseurs apparaissent en France et se fédèrent progressivement jusqu’à la veille de la Commune de Paris. Ces communautés intellectuelles, philosophiques et politiques se rassemblaient régulièrement pour échanger des idées et pour faire évoluer la société. Dans le même temps, on voit se multiplier les ateliers d’artistes où se recréent des espaces communautaires proche de l’esprit de la bohême. Pour tous ces artistes, l’atelier représentait l’espace de la gestation des œuvres. Lieu réel, il est aussi celui dans lequel se construit l’identité fantasmée de l’artiste, philanthrope et prométhéen. Enfin, l’atelier est l’espace de la sociabilité artistique. Ces ancêtres du coworking, nés sur nos bonnes terres de Gaule ne sont-ils pas des exemples encourageants pour les prochaines générations ?

Atelier d'artistes

2) Une protection sociale qui permet de tester ses projets en limitant les risques

Le très haut niveau de protection sociale dont nous pouvons bénéficier est un atout pour le coworking français ; il offre une sécurité financière à ceux qui souhaiteraient se lancer dans l’aventure risquée de la création d’entreprise ou travailler à leur compte.

En d’autres termes, notre protection sociale nous permet de tester un projet sans prendre des risques financiers excessifs.

Assedics, RSA, prêts d’honneur et aides diverses permettent de tenir financièrement pendant la période de vaches maigres que traversent bien souvent les freelances et les entrepreneurs au début de leur parcours. Si vous tombez malade, vous n’aurez pas à revendre votre ordi ou mettre votre appart en hypothèque pour vous payer des soins, vous serez soignés quasi gratuitement ce qui est loin d’être le cas partout. Relativisez donc votre risque. Les espaces de coworking sont les endroits parfaits pour tester un concept dans les meilleures conditions sans prendre de risque financier excessif.

3) Un tissu urbain favorable

La plupart des agglomérations françaises ont un tissu urbain très dense, organisé en étoile autour d’un centre-ville agréable et stratégique car bien relié par les transports en commun et autres vélib’, bien équipé et offrant une visibilité importante aux entreprises. Malheureusement, ces centres sont coûteux ce qui oblige bien souvent les petites structures à s’installer dans la périphérie lointaine et ce qui force parfois les indépendants à travailler à domicile.

Le coworking s’avère idéal, pour bénéficier des avantages d’une implantation centrale sans en subir les contraintes budgetaires.

4) Un tissu de TPE dense et dynamique mais éclaté

On compte en France 1,25 millions d’entreprises unipersonnelles ce qui représente près de 50% du total des entreprises françaises !

Poussé par la crise économique et boosté par la création du statut d’auto entrepreneur, le niveau de création d’entreprise atteint des records. Pourtant, ces entrepreneurs et ces nouveaux freelances (qui partagent de nombreuses problématiques communes) ne parviennent pas à s’unir ou se fédérer. Les centres d’affaires et les pépinières ne sont pas toujours des solutions adaptées puisqu’ils demandent des investissements plus important, qu’ils sont moins flexibles qu’ils ne résolvent pas totalement le manque d’interaction qui affecte souvent les indépendants.

La création du statut d’auto entrepreneurs est en train de modifier progressivement le paysage français du monde du travail. De nombreuses personnes, anciennement rattachées à une structure d’entreprise ont pu (ou ont dû) prendre leur indépendance et ont quitté les structures d’entreprise traditionnelles. Où sont ces travailleurs aujourd’hui ? Chez eux probablement, et sans doute en train de réaliser qu’il n’est pas forcément évident de bosser en freelance… Dans ce contexte, le coworking serait une solution adaptée pour cette population croissante d’indépendants.

5) Un lien social à reconstruire.

La France est à la recherche d’un nouveau lien social. Nos structures sociales sont sorties salement amochées du XXème siècle. Résultat; un civisme qui laisse souvent à désirer, un individualisme encore dominant et une défiance importante entre les citoyens. Le contrat qui liait l’entreprise aux salariés a lui aussi du plomb dans l’aile. Utiliser les jeunes comme variable d’ajustement et outil de diminution de coûts (et non plus en vue d’embaucher) est devenu monnaie courante pour beaucoup de grandes entreprises françaises. La crise économique renforce le besoin d’entraide et de solidarité entre les citoyens.

Si le coworking parvient à montrer sa capacité à recréer du lien social, il est fort probable qu’il soit plébiscité par les français.

Liberté, égalité, fraternité ou la mort